Vers une présidentielle égyptienne en mars

La prochaine élection présidentielle en Egypte devrait avoir lieu en mars. Le président par intérim Adli Mansour doit annoncer sa tenue quelques heures après la publication, cet après-midi, des résultats définitifs du référendum constitutionnel organisé en début de semaine, rapporte le journal "Al Tahrir".

Le calendrier de la "feuille de route", dévoilée par les nouvelles autorités après la destitution du président islamiste Mohamed Morsi par l'armée, prévoyait d'abord la tenue des législatives. Mais la Constitution a été amendée afin de permettre d'inverser l'ordre des scrutins.

Le projet de loi fondamentale a été soumis mardi et mercredi à référendum et la victoire du "oui" ne fait aucun doute. Un responsable du ministère de l'Intérieur a annoncé dès mercredi soir que le oui l'emportait avec plus de 95% des suffrages exprimés, la participation atteignant, elle, les 55%.

L'organisation d'une présidentielle avant les législatives devrait faciliter l'accession du chef des forces armées, le général Abdel Fattah al Sissi, à la tête de l'Etat.

Nouvel homme fort en Egypte, le président du Conseil suprême des forces armées égyptiennes a déclaré il y a une semaine qu'il pourrait être candidat à la présidence du pays si le peuple le lui demandait et si l'armée le soutenait.

Vote contre le "terrorisme"

Abdel Fattah al Sissi est idolâtré par une partie de la population, qui voit en lui un "sauveur" capable de rétablir l'ordre après trois ans d'instabilité depuis la chute d'Hosni Moubarak en février 2011.

Ses partisans et les médias officiels ont présenté le référendum constitutionnel comme un plébiscite en sa faveur et un vote contre le "terrorisme", qualificatif dont sont désormais affublés les Frères musulmans.

/ATS


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