Un immeuble s'effondre: au moins cinq morts et plusieurs disparus

Un immeuble de cinq étages s'est écroulé vendredi à Bombay, faisant au moins cinq morts et des dizaines de disparus. Grues et pelleteuses se sont activées toute la journée pour permettre aux secouristes de se frayer un chemin pour dégager des survivants qui appelaient à l'aide.

Le bâtiment s'est effondré tôt vendredi matin (dans la nuit en Suisse). Dans l'après-midi, on décomptait cinq morts et 27 blessés. Le bilan de ce drame pourrait s'aggraver, car plus de 110 personnes étaient coincées sous les décombres.

On ignore les causes de cet effondrement. L'immeuble n'était pas classé dans la catégorie des bâtiments délabrés, a dit le maire de Bombay, Sunil Prabhu.

A l'aide de six grues, les secouristes sont parvenus à extraire des dizaines de survivants. Les corps des personnes tuées étaient sortis des gravats sous le regard de nombreuses femmes en pleurs rassemblées à proximité.

"Mon fils est à l'intérieur. J'attends qu'on le sorte de là", a déclaré, désemparé, un retraité de 62 ans, tandis que les secouristes tentaient de progresser dans des tonnes de débris. "Mon coeur cogne de peur. J'espère, simplement", déclare une femme, Shanta Makwana, dont la fille et les petits-enfants sont coincés sous les décombres.

Cinq effondrements en quelques mois

Edifié dans les années 1980, le bâtiment hébergeait des employés de l'administration locale et leurs familles. "Nous avions demandé aux habitants de quitter l'immeuble en avril, mais ils ne l'ont pas fait", a dit Vijay Khabale-Patil, porte-parole de l'administration municipale, sans autre précision.

Ce type d'accidents est fréquent en Inde. Cinq immeubles se sont effondrés à Bombay ces derniers mois, dont un en avril qui avait coûté la vie à 74 personnes. Ces accidents mettent en évidence la mauvaise qualité des constructions et la violation fréquente des règles d'urbanisme.

La hausse des prix de l'immobilier à Bombay, capitale financière de l'Inde, a favorisé le développement de constructions illégales par des promoteurs aux méthodes douteuses. Ces derniers louent ensuite ces logements aux classes les plus démunies.

/SERVICE


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