Cessez-le-feu entre les rebelles et l'armée dans l'Est de l'Ukraine

Les rebelles prorusses et les autorités ukrainiennes se sont mis d'accord sur une trêve dans deux des points les plus chauds du conflit dans l'est du pays. Ils travaillent désormais à un cessez-le-feu sur toute la ligne de front.

Un arrêt des combats à l'aéroport de Donetsk, théâtre de combats meurtriers depuis plusieurs mois, a été négocié entre les deux camps. Elle devait entrer en vigueur mardi soir à 17h00 suisses. Un peu plus tôt, un accord similaire avait été annoncé pour la région rebelle de Lougansk.

Samedi, le général ukrainien Volodymyr Askarov, le général russe Alexandre Lentsov, numéro deux de l'armée de terre russe, les représentants de la république autoproclamée de Lougansk et l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) "sont arrivés à un accord de principe concernant un cessez-le-feu total le long de la ligne du front à partir du 5 décembre", a indiqué mardi un communiqué de l'OSCE.

"Ils se sont également mis d'accord sur le retrait des armes lourdes à partir du 6 décembre", selon la même source. Le chef séparatiste de Lougansk Igor Plotniski a confirmé l'accord, évoquant une zone tampon de "15-20 km" entre les positions des deux camps.

Trêves pas respectées

Les mêmes généraux russe et ukrainien se sont retrouvés à huis clos mardi après-midi à Donetsk, bastion des séparatistes prorusses dans l'est de l'Ukraine, avec les représentants de l'OSCE et de la république autoproclamée de Donetsk (DNR), a indiqué une source au sein de la DNR.

Les trêves signées par le passé entre les deux camps ont été violées presque quotidiennement. Plus d'un millier de personnes ont ainsi péri dans l'Est depuis la signature du cessez-le-feu le 5 septembre à Minsk. "Je n'ai pas beaucoup d'espoir que ces accords aient de meilleurs résultats", estime Oleksiï Melnik, du Centre Razumkov à Kiev.

Retenue suisse

La présidence suisse de l'OSCE a elle aussi accueilli ces nouvelles avec une certaine retenue. La situation humanitaire en Ukraine va s'aggraver ces prochaines semaines et mois, a dit à Bâle l'ambassadeur helvétique auprès de l'OSCE Thomas Greminger. Il faut "un cessez-le-feu durable" selon lui.

Pour Heidi Grau, qui dirige la task force de l'OSCE à Berne, des pas ont été accomplis dans la bonne direction "mais nous sommes encore loin de ramener la paix en Ukraine."

/ATS


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