USA: nouvelles manifestations dans le calme à Berkeley

Des manifestations se sont poursuivies dans la nuit à Berkeley, localité de la banlieue de Saint-Louis, après la mort d'un jeune Noir de 18 ans. Celui-ci a été tué par un policier dans une station-service.

Un groupe de manifestants a défilé sur la route inter-Etat 170 vers 19h00 (03h00 suisses jeudi) bloquant la circulation pendant environ 45 minutes. Cette marche a fait suite à une veille dans la station-service où s'est produit l'incident mardi soir.

Selon la chaîne de télévision locale KMOV, entre six et huit personnes ont été arrêtées et placées en détention pour avoir bloqué la circulation lors d'un "die-in" - qui consiste à s'allonger sur le sol - afin de protester contre les violences policières visant les afro-américains aux Etats-Unis.

Le journal "St. Louis Post" a indiqué de son côté qu'environ 75 personnes avaient participé à un autre rassemblement organisé devant la cathédrale de la ville, tandis que des habitants se rendaient à la messe de minuit pour Noël.

Plusieurs manifestations se sont déroulées dans le calme au cours de la nuit. La police est intervenue pour empêcher des pillards de pénétrer dans un magasin d'accessoires de mode.

Pas comparable

Le drame de mardi soir s'est produit dans une banlieue de Saint-Louis, à quelques kilomètres de Ferguson où un jeune Afro-Américain désarmé avait été tué par un policier blanc en août. L'événement avait provoqué des réactions violentes de la part de la population locale.

Le maire noir de Berkeley a expliqué que les deux événements n'étaient pas de même nature et ne pouvaient pas être comparés. La police du comté de Saint-Louis a pour sa part rendu publiques deux vidéos fournies par des caméras de surveillance qui ont enregistré la scène. Mais leur qualité médiocre ne lève pas l'ambiguïté sur le déroulement des faits.

Dans un coin de l'image, une personne apparaît levant un bras ou bien les deux bras dans un geste qui pourrait laisser penser qu'elle est armée. Il est toutefois impossible de déterminer avec certitude si la personne possède une arme à feu.

Trois coups

Selon le récit fait par la police, l'officier qui répondait à un appel pour vol s'est trouvé sous la menace d'un pistolet, a sorti son arme de service et a fait feu à trois reprises touchant l'homme qui le menaçait. Ce dernier était mort à l'arrivée des secours.

Les enquêteurs ont indiqué avoir trouvé sur les lieux un pistolet dont le numéro de série avait été effacé.

/ATS


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