Tunis célèbre sa nouvelle Constitution en présence de dirigeants

La Tunisie célèbre vendredi l'adoption de sa nouvelle Constitution, en présence de nombreux dirigeants étrangers. Parmi eux, le président français François Hollande, le président tchadien Idriss Déby et la vice-présidente de la Confédération Simonetta Sommaruga.

La cérémonie est purement symbolique, la loi fondamentale ayant été adoptée le 26 janvier. Elle a été signée le lendemain par les dirigeants de ce pays pionnier du Printemps arabe, après plus de deux ans de débats houleux et de crises politiques nourries par la méfiance entre les islamistes d'Ennahda, alors aux commandes du pays, et leurs opposants.

Le président français François Hollande et le président du Conseil européen Herman van Rompuy sont attendus. De même que de nombreux dirigeants africains, dont les présidents tchadien Idriss Déby, gabonais Ali Bongo, guinéen Alpha Condé et libanais Michel Sleiman ainsi que les Premiers ministres algérien et koweïtien.

Contribution d'experts suisses

La conseillère fédérale Simonetta Sommaruga sera également présente. "Des experts suisses ont participé à l'élaboration de la nouvelle loi fondamentale", a expliqué à l'ats son porte-parole Guido Balmer. Elle s'y rend en tant que vice-présidente de la Confédération, en remplacement du président Didier Burkhalter qui assiste à la cérémonie d'ouverture des JO de Sotchi.

La présidence tunisienne a dès lors proclamé jeudi sur sa page officielle sur Facebook: "Le monde fête avec la Tunisie sa Constitution". "Princes, présidents et représentants d'Etats frères et amis viennent pour partager la joie de la Tunisie et de son peuple", a-t-elle ajouté dans un communiqué.

Texte de compromis

La nouvelle loi fondamentale est un texte de compromis consacrant un exécutif bicéphale, accordant une place réduite à l'islam et introduisant un objectif de parité hommes-femmes dans les assemblées élues.

Son adoption a aussi conduit au départ volontaire des islamistes d'Ennahda du pouvoir. Ceux-ci ont laissé la place à un cabinet d'indépendants dirigé par Mehdi Jomaâ et appelé à mener la Tunisie vers des élections en 2014.

/ATS


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