Syrie: Barack Obama veut donner une chance à la diplomatie

Barack Obama a affirmé mardi, depuis la Maison Blanche, qu'il souhaitait donner une chance à la diplomatie en Syrie. Damas a de son côté assuré être prêt à renoncer à son arsenal chimique.

A l'issue de 48 heures d'intense activité diplomatique qui a éloigné la perspective de frappes sur le pays, ravagé par la guerre civile, le président américain a jugé que la proposition russe de placer les armes chimiques syriennes sous contrôle international constituait un signe "encourageant".

"Cette initiative peut permettre de mettre un terme à la menace des armes chimiques sans recourir à la force, en particulier parce que la Russie est l'un des plus puissants alliés d'Assad", a déclaré le président américain, tout en reconnaissant qu'il était "trop tôt" pour dire si ce plan aboutira.

Le président américain a ainsi demandé au Congrès de ne pas voter sur un éventuel recours à la force, une décision qu'opposants et partisans de frappes contre la Syrie ont approuvée, tout en campant sur leurs positions.

Pression maintenue

Barack Obama a cependant rappelé que l'option militaire restait sur la table, dénonçant l'attaque chimique "écoeurante" commise par le régime Assad qui a fait plus de 1400 morts selon le renseignement américain.

Par ailleurs, une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU, initialement prévue mardi à 22h00 (heure suisse), a été reportée sine die à la demande de Moscou. Le président russe Vladimir Poutine a ainsi appelé les Etats-Unis à renoncer au recours à la force en Syrie.

Paris convoque un conseil de défense restreint

Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a de son côté jugé "inacceptable" un projet de résolution français qui prévoit le contrôle et le démantèlement des armes chimiques syriennes, la mise en place d'un dispositif d'inspection et de contrôle, et autorise, en dernier recours, l'usage de la force pour contraindre Damas à respecter ses obligations.

La France a aussitôt fait savoir qu'elle était prête à "amender" son projet "dès lors que sont préservés ses grands principes et objectifs". Le président français François Hollande a décidé de convoquer mercredi à 8h00 un conseil restreint de défense sur le dossier syrien.

/SERVICE


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