Routes et chemins de fer bloqués par l'opposition au Bangladesh

Routes et chemins de fer étaient bloqués mardi au Bangladesh par des militants de l'opposition qui dénoncent le choix du gouvernement d'organiser des élections législatives le 5 janvier. Le Bangladesh Nationalist Party (BNP) et ses alliés islamistes ont appelé à une grève générale de 48 heures pour obtenir la suspension de cette date.

L'annonce que les élections auront lieu le 5 janvier a été faite lundi soir à la télévision nationale. Le BNP a à nouveau exigé que l'actuel Premier ministre, Sheikh Hasina, démissionne au profit d'un gouvernement chargé des affaires courantes qui puisse superviser les élections, une demande rejetée par la cheffe du gouvernement.

La police a tiré des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc sur les centaines de manifestants qui ont envahi les rues de Rajshahi et Khulna, dans l'ouest du pays, faisant au moins 30 blessés, selon la chaîne de télévision Channel 24.

Selon la police, un manifestant est mort noyé à Sirajganj, dans le nord, en tentant d'échapper aux jets de gaz lacrymogène. La chaîne ATN News a affirmé de son côté que l'homme est décédé après avoir été touché par une grenade de gaz lacrymogène. "Il est mort lors de son transport à l'hôpital", a déclaré pour sa part un policier.

Voies ferroviaires coupées

Par ailleurs, un train a déraillé à Goripur, à 100 km environ de la capitale Dacca, la police soupçonnant des protestataires d'avoir sorti des wagons des rails. "Personne n'est blessé. Mais la liaison ferroviaire est coupée entre Dacca et Mymensingh", a expliqué le chef de la police de Mymensingh, Moinul Haq, à l'AFP.

La ligne de train entre Dacca et la cité portuaire de Chittagong est également coupée depuis lundi soir, des manifestants ayant enlevé des rails et des wagons des voies, tentant également de mettre le feu à un pont de chemin de fer près de la ville d'Imambari (est).

A Dacca, la police et les forces paramilitaires ont été largement déployées pour resserrer la sécurité, a indiqué le porte-parole de la police, Masudur Rahman.

/ATS


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