Accord sur un mémorandum de paix à Minsk sur l'Ukraine

Les représentants de Kiev et des séparatistes ont convenu d'un cessez-le-feu et de la création d'une zone démilitarisée de 30 km dans l'est de l'Ukraine. Ils ont fait cette annonce à l'issue de sept heures de négociations à Minsk.

"Nous avons signé un mémorandum", a déclaré à la presse l'émissaire de Kiev, l'ex-président Leonid Koutchma. Le document "devrait créer une zone de complète sécurité", a indiqué de son côté le dirigeant séparatiste Igor Plotnitsky.

L'ambassadeur de Russie en Ukraine Mikhaïl Zourabov, la représentante de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), la Suissesse Heidi Tagliavini, l'ancien président ukrainien Leonid Koutchma, représentant Kiev, et des dirigeants séparatistes avaient commencé des négociations à 18h00 heure suisse dans un grand hôtel de la capitale bélarusse.

M. Koutchma avait déclaré "espérer que cette réunion permette d'aller de l'avant", soulignant la nécessité de "parvenir à un cessez-le-feu", l'accord en ce sens signé le 5 septembre étant violé à peu près quotidiennement sur le terrain.

30 kilomètres de large

Le document en neuf points prévoit notamment un arrêt de l'usage des armes et un retrait de 15 km des artilleries lourdes des deux camps depuis leur "ligne de contact", a précisé M. Koutchma. "Ce sera l'occasion de créer une zone de cessez-le-feu d'au moins 30 kilomètres de large", a-t-il ajouté.

Cet accord est la dernière tentative en date pour tenter de ramener la paix dans l'est de l'Ukraine, où séparatistes prorusses et armée ukrainienne s'affrontent depuis avril.

Les belligérants ont convenu de ne pas utiliser des armes lourdes dans des zones peuplées et d'interdire les avions de combat et les drones de survoler la zone de sécurité qui sera sous surveillance de l'OSCE, a expliqué M. Kouchma. Le mémorandum prévoit également que "tous les groupes armés, les équipements militaires, les combattants et les mercenaires" ne pénètrent pas dans cette zone.

Statut des régions pas discuté

Il "devrait créer une zone de complète sécurité", a indiqué de son côté Igor Plotnitsky. Il a ajouté que le statut des régions de Lougansk et Donetsk, contrôlées par les séparatistes, n'avaient pas été discuté.

"Nous avons notre opinion sur le sujet et l'Ukraine a la sienne", a répondu pour sa part le "Premier ministre" de la République unilatéralement proclamée de Donetsk (DNR), Alexandre Zakhartchenko, interrogé sur sa volonté de rester dans le giron de l'Ukraine.

/ATS


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