Le volcan Bardarbunga en éruption - Survol interdit

Bien que le niveau d'alerte ait été abaissé vendredi après-midi, le survol du volcan islandais Bardarbunga reste interdit sur une zone restreinte. Le volcan est entré en éruption vers 02h00 vendredi matin (heure en Suisse), mais sans émission de nuages de cendres.

"La zone d'interdiction de vol dans un rayon de trois milles nautiques (5,5 kilomètres) autour du volcan(...)est maintenue", ont indiqué les services météorologiques islandais.

L'éruption du Bardarbunga se situe non pas au niveau du cratère (enfoui sous la glace) du Bardarbunga lui-même, mais un peu plus au nord, au niveau de l'Holuhraun. Ce champ de lave se trouve dans le centre de l'île, très éloigné des habitations.

Cela a entraîné le déclenchement d'une alerte rouge (maximale) tôt vendredi matin. Une alerte rouge signifie qu'une éruption est imminente ou en cours, et qu'un risque d'émission de cendres est probable.

"Tous les aéroports islandais sont ouverts", indiquait sur son site Internet le gestionnaire de ces aéroports, Isavia. La zone interdite aux avions est restreinte à 10 miles nautiques (18,5 km) autour du lieu de l'éruption, en dessous de 5000 pieds (un peu plus de 1500 m) d'altitude.

Mouvements de magma

Immense volcan situé sous le plus grand glacier du pays, le Bardarbunga culmine à quelque 2000 mètres d'altitude. Il est entré en activité le 16 août. Les mouvements de magma ont provoqué depuis ce jour des centaines de séismes quotidiens. Le plus violent a atteint une magnitude de 5,7 mardi.

Au sol, la région au nord du glacier Vatnajökull reste interdite à toute circulation depuis une évacuation le 20 août. Cet endroit très sauvage n'accueille que des huttes et des campings pour les chasseurs et randonneurs. L'activité du Bardarbunga n'a donc eu pour le moment qu'une incidence réduite, sinon nulle sur la vie des habitants.

En 2010, l'éruption du volcan Eyjafjallajökull avait en revanche entraîné la fermeture pendant six jours de la majeure partie de l'espace aérien européen, ce qui avait affecté dix millions de personnes et coûté 1,7 milliard de dollars (1,5 milliard de francs). Plus de 100'000 vols avaient dû être annulés en un mois.

/ATS


Actualisé le

 

Actualités suivantes