Moscou pourrait changer d'attitude sur la Syrie si Assad triche

La Russie pourrait renoncer à soutenir Bachar al-Assad si elle venait à apprendre que celui-ci ne respectait pas ses engagements concernant son arsenal chimique, a suggéré samedi le chef de cabinet de Vladimir Poutine. François Hollande, lui, multiplie les rencontres avant l'ouverture de l'Assemblée générale de l'ONU mardi.

Sergueï Ivanov a toutefois réaffirmé son opposition à une intervention militaire occidentale en Syrie, en faisant valoir que ce genre d'action ne ferait que renforcer les activistes liés à Al-Qaïda.

"En cas d'interférence militaire extérieure, l'opposition (...) perdrait tout intérêt à des négociations, considérant que les Etats-Unis bombarderaient le régime jusqu'à ses fondations, comme en Libye, ce qui lui faciliterait le chemin vers la victoire", a déclaré M. Ivanov.

Il a souligné qu'après les informations données samedi par la Syrie sur ses armes chimiques, il faudrait deux ou trois mois pour évaluer le temps nécessaire à leur élimination. "Je parle en théorie et par hypothèse, mais, s'il s'avérait que le président syrien Assad triche, nous pourrions modifier notre position", a annoncé M. Ivanov.

Le haut responsable a en outre estimé que l'emplacement des armes chimiques serait connu d'ici à une semaine, tout en soulignant que l'armée régulière syrienne ne contrôlait pas la totalité du pays.

Paris s'active

François Hollande a également poursuivi samedi ses consultations sur le dossier syrien en recevant à Paris l'émir du Qatar, Cheikh Tamim ben Hamad al Thani, en visite privée en France.

Le président français a reçu ces derniers jours des émissaires du Qatar et de l'Arabie saoudite, deux pays qui fournissent des armes aux rebelles syriens. Salim Idriss, numéro un de l'Armée syrienne libre (ASL) qui réclame des armes depuis des mois, est aussi attendu la semaine prochaine à Paris.

François Hollande recherchera également la semaine prochaine le soutien de l'Iran à une solution politique en Syrie lors de son entretien à New York avec le nouveau président iranien, Hassan Rohani.

La Coalition de l'opposition syrienne a pour sa part rejeté samedi une proposition de l'Iran de faciliter un dialogue entre les rebelles et Damas, l'estimant peu crédible de la part du principal allié régional du régime de Bachar al-Assad.

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