Moscou, durement sanctionnée, fustige Bruxelles et Washington

Les sanctions américaines sont "tirées par les cheveux" et celles de Bruxelles prouvent "l'incapacité de l'UE à jouer un rôle autonome dans les affaires mondiales", a fustigé mercredi la Russie. Les mesures qui la visent sont les plus sévères jamais prises depuis la fin de la Guerre froide.

"Les conséquences pour Washington de cette politique destructive et à courte vue vont être très concrètes", a assuré le ministère russe des Affaires étrangères qui a dénoncé une politique européenne qui "ne se fonde plus aujourd'hui sur des faits vérifiés, mais est dictée par Washington". Il a qualifié les mesures prises à son encontre d'"antirusses".

Mesures drastiques

La Russie réagissait à la décision prise mardi par Washington d'imposer de nouvelles sanctions aux secteurs clés de l'énergie, de l'armement et de la finance. L'UE a de son côté décidé de bloquer l'accès des entreprises et banques russes aux marchés financiers européens et d'interdire toute vente d'armes et de technologies sensibles dans le domaine de l'énergie.

Les Européens ont également bloqué les avoirs de huit personnes, dont quatre hommes d'affaires russes proches du président Vladimir Poutine, accusés de bénéficier de l'annexion de la Crimée ou de soutenir activement la déstabilisation en Ukraine. L'UE devrait être rejointe par la Norvège qui a annoncé mercredi par la voix du chef de sa diplomatie Boerge Brende "étudier de près les mesures" prises par les 28 Etats membres.

Site du crash peut-être miné

En ce qui concerne les investigations autour du crash du Boeing de la Malaysia Airlines, les enquêteurs de la police australienne et néerlandaise ont dû renoncer pour la quatrième journée consécutive à se rendre sur le site où gisent encore de nombreuses dépouilles ainsi que les débris de l'appareil.

Des informations faisant état de la présence de mines antipersonnel dans les environs n'ont pas pu être confirmées de source indépendante.

De son côté, le responsable de la mission néerlandaise Pieter Jaap Aalbersberg a affirmé dans un communiqué "continuer à essayer d'accéder à la zone dans les prochains jours, mais il faudra encore s'assurer que la situation devienne plus sûre".

/ATS


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