Mediaset: la peine de prison de Silvio Berlusconi confirmée

La Cour de cassation italienne a confirmé jeudi la peine de quatre ans de prison contre Silvio Berlusconi dans l'affaire Mediaset. Les juges ont cependant demandé un réexamen de l'autre volet de la condamnation, soit l'interdiction d'occuper un poste officiel pendant cinq ans. Il s'agit de sa première condamnation définitive sur une trentaine de procès.

Après trois jours d'audience, les cinq magistrats de la Cour de cassation ont délibéré pendant de longues heures jeudi après-midi avant de rendre leur décision.

La cour d'appel de Milan avait déjà confirmé en mai la condamnation du "Cavaliere", 76 ans, à quatre ans de prison, réduits depuis à une année en vertu d'une loi d'amnistie, et à cinq ans d'interdiction d'occuper un poste officiel pour fraude fiscale dans l'affaire de l'achat de droits de retransmission par son empire télévisé Mediaset.

Il veut aller en prison

En revanche, les juges ont demandé au tribunal de Milan de réexaminer la condamnation à cinq années d'interdiction de toute fonction officielle. Cette décision permet à Silvio Berlusconi de conserver pour le moment son siège de sénateur.

Compte tenu de son âge, l'ancien président du Conseil ne devrait pas se retrouver derrière les barreaux. Il effectuera sa peine par le biais d'un travail d'intérêt général ou sera assigné à résidence. Mais il y a quelques jours, il affirmait haut et fort qu'il tenait à aller en prison si sa condamnation était confirmée.

"Je ne partirai pas en exil, comme Bettino Craxi a été forcé de le faire. Je n'accepterai pas non plus d'être remis entre les mains des services sociaux comme un criminel qui doit être rééduqué", avait-t-il dit au journal libéral milanais "Libero".

Cohésion politique fragilisée

Ce jugement pourrait affecter la cohésion du fragile gouvernement de "grande coalition" entre le Peuple de la liberté (PDL) de Silvio Berlusconi et le Parti démocrate (PD) de l'actuel président du Conseil, Enrico Letta.

Le président de la République, Giorgio Napolitano, a invité les Italiens à la "sérénité" et à la "cohésion" après l'annonce du jugement.

/SERVICE


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