Les ravisseurs cherchent à détruire les Palestiniens selon Abbas

"Celui qui a enlevé les trois jeunes Israéliens cherche à nous détruire et on va lui demander des comptes", a déclaré Mahmoud Abbas à Jeddah (Arabie saoudite). L'armée israélienne, qui ratisse la Cisjordanie pour retrouver les trois kidnappés, a arrêté 240 Palestiniens.

Lors des opérations de mercredi, "65 suspects ont été arrêtés, dont 51 ayant fait partie de l'échange Gilad Shalit", a annoncé Tsahal dans un communiqué. En octobre 2011, en échange de la libération du sous-officier Gilad Shalit, Israël avait relâché 1027 prisonniers palestiniens dont plus de la moitié étaient retournés en Cisjordanie.

240 arrestations et 800 fouilles

L'armée israélienne a ajouté que 240 Palestiniens ont été arrêtés depuis le début de l'opération en vue de retrouver les trois jeunes disparus depuis jeudi près d'un bloc de colonies au sud de la Cisjordanie occupée.

Par ailleurs, près de 800 bâtiments ont déjà été fouillés, avec une attention particulière aux institutions appartenant à "Dawa", la branche économique et sociale du Hamas utilisée selon l'armée israélienne pour "recruter, disséminer des informations et faire entrer de l'argent liquide".

Porter un coup au Hamas

"Nous avons effectivement deux opérations en parallèle, la première vise à ramener les garçons, la deuxième consiste à porter un coup substantiel aux infrastructures et aux institutions terroristes du Hamas", a expliqué aux journalistes le porte-parole de l'armée, affirmant que l'armée agissait avec la présomption que les trois jeunes "sont toujours vivants".

Par ailleurs, l'armée a mené une perquisition et a fermé les bureaux de la radio du Hamas en Cisjordanie, "Radio Al Aqsa" à Ramallah et Hébron, a indiqué le lieutenant-colonel Peter Lerner, porte-parole de l'armée.

Colonies supplémentaires

Dans ce contexte particulièrement tendu, la mairie israélienne de Jérusalem a avalisé la construction de 172 logements dans le quartier de colonisation de Har Homa, à Jérusalem-Est occupée et annexée, a indiqué à l'AFP le conseiller municipal d'opposition Pépé Alalou. "Il s'agit de la continuité d'une politique qui n'est pas la bonne puisqu'elle nuit au processus de paix", a-t-il déclaré.

Quelque 200'000 Israéliens habitent des quartiers de colonisation à Jérusalem-Est, à côté de près de 300'000 Palestiniens.

/ATS


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