Ukraine: intenses combats, les experts renoncent à rallier le site

Les combats faisaient rage à proximité du site du crash de l'avion malaisien dans l'est de l'Ukraine. Les policiers néerlandais et australiens se sont vus contraints d'annuler leur déplacement dans cette zone contrôlée par les séparatistes prorusses.

Des tirs d'artillerie étaient entendus à un kilomètre du site et il y avait de la fumée noire, rapporte un photographe qui a vu des gens s'enfuir. Un checkpoint rebelle à proximité a été abandonné.

Dix jours après le crash du Boeing 777 de Malaysia Airlines qui assurait la liaison Amsterdam-Kuala Lumpur avec 298 personnes à bord, des fragments de corps et des débris sont toujours éparpillés sur le site où les inspecteurs n'ont eu qu'un accès limité.

Trente experts médico-légaux néerlandais ainsi que des policiers non armés de ce pays et de l'Australie s'apprêtaient à se rendre sur le site ce matin, mais y ont renoncé pour des raisons de sécurité.

Identification des victimes

Peu avant ce regain de tension, le gouvernement malaisien a annoncé un accord avec les séparatistes prorusses dans l'est de l'Ukraine sur le déploiement d'une mission policière internationale. Il s'agit de sécuriser le site et d'y permettre une enquête indépendante.

Cette mission sera composée de 68 policiers malaisiens, qui partiront mercredi de Kuala Lumpur pour le site, ainsi que de forces néerlandaises et australiennes.

Les troupes néerlandaises et australiennes sont depuis quelques jours en stand-by pour se rendre en Ukraine. Les Pays-Bas sont en charge du processus d'identification des victimes. Une première victime y a été identifiée samedi, mais 71 manquent encore.

Sécurisation du site

Le travail est compliqué par des combats entre loyalistes et séparatistes qui s'intensifient dans la région malgré un cessez-le-feu fragile aux abords directs du site.

Les insurgés prorusses et la Russie sont plutôt réticents quant à la présence d'étrangers armés dans la zone de conflit. L'Australie a insisté sur le caractère "non menaçant" de cette force.

Les insurgés, critiqués avec virulence dans le monde pour leur gestion du site et le traitement réservé aux corps, ont de leur côté déclaré qu'un wagon contenant des effets personnels des victimes avait été transmis aux autorités néerlandaises.

Treize civils tués

Sur le terrain, treize civils dont deux enfants ont été tués dimanche à Gorlivka, l'un des bastions des séparatistes prorusses où étaient signalés des tirs de lance-roquettes multiples.

Tandis que Kiev a accusé samedi la Russie de continuer de fournir des armes aux rebelles, l'Union européenne a sanctionné les chefs des services de renseignements russes et plusieurs autres responsables de la sécurité. Selon Moscou, cette décision porte atteinte à la coopération internationale en matière de sécurité.

/ATS


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