Le ton monte en France avant la seconde audition de Jérôme Cahuzac

Le président de la commission d'enquête parlementaire chargée de faire la lumière sur l'affaire Cahuzac a laissé entendre mardi que l'ex-ministre du Budget pourrait avoir omis "de dire un certain nombre de choses". Les prises de position se multiplient en France, alors que Jérôme Cahuzac doit être entendu une seconde fois mardi en fin d'après-midi.

"Il y a plusieurs façons (...) de ne pas dire la vérité, notamment d'omettre de dire un certain nombre de choses", a relevé mardi matin Charles de Courson, le député centriste de la Marne, invité de la radio Europe 1. Selon lui, deux raisons ont poussé les membres de la commission à décider à l'unanimité de réauditionner M. Cahuzac, déjà entendu le 26 juin.

"La première raison, c'est qu'il n'avait jamais (dit) - nous l'avons découvert après son audition - qu'il y avait eu une réunion le 16 janvier à l'Elysée entre quatre personnes, le président de la République François Hollande, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, le ministre de l'Economie Pierre Moscovici et Jérôme Cahuzac", a précisé M. de Courson.

Cette réunion pose problème, parce que c'est à cette occasion que "la décision est prise de saisir les autorités fiscales helvétiques" sur un possible compte caché de Jérôme Cahuzac, a-t-il rappelé.

Selon lui, la commission entend "savoir quel rôle (Jérôme Cahuzac) a joué". La deuxième raison avancée par le député pour justifier cette nouvelle audition: "d'après ce que nous avons appris, il y a eu une autre réunion, à l'occasion de laquelle M. Cahuzac se serait, semble-t-il, engagé à avoir une réponse de la banque UBS prouvant qu'il n'avait pas de compte en Suisse".

"Or il n'y a jamais eu de réponse semble-t-il", a expliqué M. de Courson.

Passe d'armes

L'affaire Cahuzac ne cesse d'enflammer le débat à gauche comme à droite de l'échiquier politique. Mardi, l'ancien président de l'Assemblée nationale, le député UMP Bernard Accoyer, a estimé sur la chaîne de télévision iTélé que les travaux de la commission d'enquête avaient mis au jour "un mensonge par omission, au moins".

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