Le parti au pouvoir recule en Argentine lors des législatives

La coalition présidentielle de Cristina Kirchner recule mais se maintient tout de même comme la première force politique d'Argentine à l'issue des élections législatives partielles de dimanche. Les partis de l'opposition se renforcent et s'imposent dans les cinq plus grandes provinces du pays.

Sans pouvoir encore établir les projections en sièges, les instituts de sondages ont attribué la victoire à l'opposition dans les provinces de Buenos Aires (près de 40% de l'électorat national), dans celles de Santa Fe, Mendoza et Cordoba et à Buenos Aires même, selon des enquêtes sorties des urnes.

Le Front pour la victoire (FPV), formation péroniste de centre gauche qui a porté Mme Kirchner au pouvoir, détient actuellement une courte majorité absolue, qu'il pourrait perdre de quelques sièges.

La perte par le FPV de la principale province du pays, celle de Buenos Aires, qui entoure la capitale, était attendue. Le Front rénovateur du péroniste dissident Sergio Massa a devancé le candidat du FPV Martin Insaurralde de 13 points.

En gagnant cette circonscription-clé et fief électoral du pouvoir, M. Massa, ex-chef de cabinet de la présidente, se positionne comme un candidat à l'investiture péroniste pour la présidentielle de 2015.

Les péronistes engrangent les sièges

Dans la province industrielle de Cordoba, une autre formation péroniste dissidente s'impose. Les socialistes arrivent en tête dans celle de Santa Fe, région où l'on cultive et transforme le soja, l'Union civique radicale (UCR) de l'ancien président Raul Alfonsin (1983-1989) gagne dans celle de Mendoza, et dans la capitale, le PRO (Proposition républicaine, conservateur) s'affiche comme le premier parti.

Dans les 19 autres provinces, la coalition présidentielle, d'obédience péroniste, du nom de l'ancien président Juan Peron (1946-1955, 1973-1974), devait engranger l'essentiel des sièges.

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