Le gouvernement palestinien d'unité nationale a prêté serment

Les ministres du nouveau gouvernement palestinien ont prêté serment devant le président Mahmoud Abbas à Ramallah, le siège de l'Autorité palestinienne. Trois d'entre eux, qui vivent dans la bande de Gaza contrôlée par le Hamas, n'ont pu se déplacer, Israël ayant refusé de les laisser passer.

La mise en place de ce gouvernement avait été menacée jusqu'au dernier moment par un différend entre les nationalistes du Fatah de M. Abbas et les islamistes du Hamas. Le Mouvement de résistance islamique protestait contre la décision de Mahmoud Abbas de supprimer le ministère des Affaires pénitentiaires pour le remplacer par un comité qui n'aurait pas dépendu du gouvernement.

Mais le portefeuille, chargé du sort des Palestiniens détenus par Israël, a finalement été maintenu et confié au Premier ministre Rami al Hamdallah, a déclaré un responsable du Hamas.

Fin des divisions

"En ce jour et après l'annonce du gouvernement d'unité nationale, nous proclamons la fin des divisions qui ont provoqué des dégâts catastrophiques pour notre cause", a dit M. Abbas. De son côté, le Hamas a salué le nouveau gouvernement d'union de "tous les Palestiniens".

Les institutions provisoires palestiniennes étaient paralysées depuis que le Fatah de M. Abbas avait été délogé de la bande de Gaza en juin 2007 par les islamistes du Hamas.

Israël menace

Le Fatah et le Hamas sont convenus il y a six jours de la formation d'un gouvernement d'union dans l'attente d'élections nationales dans un délai de six mois, conformément à leur accord de réconciliation annoncé en avril après des années de tractations.

Les Israéliens s'opposent à cette réconciliation interpalestinienne en soulignant que le Hamas refuse de reconnaître son droit à l'existence et ne renonce pas à la violence. Ils ont menacé l'Autorité palestinienne de sanctions financières si ce gouvernement d'union est constitué.

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a en outre appelé "tous les éléments responsables de la communauté internationale à ne pas se précipiter pour reconnaître un gouvernement palestinien dont le Hamas est membre à part entière et qui s'appuie sur le Hamas". Selon lui, la formation de ce gouvernement "ne va pas renforcer la paix, cela va renforcer le terrorisme".

/ATS


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