La justice russe libère le militant zurichois

Le militant zurichois de Greenpeace a été libéré mercredi sous caution, a indiqué l'ONG sur son compte Twitter. Marco Weber était prisonnier en Russie depuis plus de deux mois. Il avait été arrêté lors d'une manifestation avec 29 membres de l'équipage de l'Arctic Sunrise de Greenpeace. Au total, 21 activistes ont été libérés sous caution.

Marco Weber, âgé de 28 ans, "peut quitter la prison en échange du paiement d'une caution", a précisé Greenpeace Suisse. Jusqu'à présent, celle-ci s'élevait à 2 millions de roubles (55'500 francs). Marco Weber était le dernier cas examiné ce mercredi, les autres étant reportés à jeudi.

Les 30 membres de l'équipage avaient été inculpés de "piraterie", puis, fin octobre, de "hooliganisme". Leur navire avait été arraisonné en septembre par un commando héliporté après une action contre une plate-forme pétrolière du géant russe Gazprom dans l'Arctique.

Dans une lettre, Marco Weber avait décrit les conditions difficiles dans lesquelles il était retenu, avec des températures très froides et des promenades quotidiennes "dévalorisantes". "La pièce est sale et humide", avait-il déploré.

Malgré son arrestation, le militant suisse a affirmé à plusieurs reprises être "persuadé d'avoir bien agi". "Cela m'aide aussi à supporter l'injustice de ma détention", avait-il écrit.

Greenpeace Suisse soulagée, mais prudent

Greenpeace Suisse s'est dit soulagé après l'annonce de la libération sous caution du militant zurichois Marco Weber, en prison depuis plus de deux moins en Russie. Cette libération est toutefois "à prendre avec précaution", car l'ONG ignore pour l'heure dans quelles conditions le Suisse va être relâché.

"Est-ce que Marco Weber devra rester en Russie? Pourra-t-il rentrer en Suisse? Combien de temps prendra sa libération? Nous l'ignorons et cela nous inquiète", a confié mercredi à l'ats le porte-parole de Greenpeace Suisse Mathias Schlegel.

"Je suis soulagé, mais tant que ces accusations absurdes ne seront pas levées, je ne vois pas de raison d'être exagérément optimiste. Nous fêterons si la plate-forme pétrolière du géant russe Gazprom dans l'Arctique est retirée", a de son côté renchéri Markus Allemann, le directeur de l'ONG en Suisse.

"Nous n'avons aucune idée des conditions dans lesquelles vont vivre nos amis lorsqu'ils seront relâchés, s'ils seront assignés à résidence ou s'ils auront le droit de sortir", avait pour sa part déclaré mardi Kumi Naidoo, le directeur exécutif de Greenpeace.

/ATS


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