La bête traquée près de Paris n'est pas un tigre

La bête traquée depuis jeudi par une centaine d'hommes et un hélicoptère de la gendarmerie française en Seine-et-Marne n'est pas un tigre. Il pourrait s'agir d'un petit félin, voire d'un gros chat sauvage. Le dispositif de sécurité a été allégé en conséquence vendredi.

Après une expertise de l'Office national de la chasse (ONCFS) avec le concours du Parc des félins, "la présence d'un animal de l'espèce Tigre s'avère désormais exclue", a annoncé la préfecture de Seine-et-Marne. Conséquence: les recherches ont été "allégées" avec un simple "dispositif de sécurité" en zone urbaine, a annoncé la police.

Dans un premier temps, le poids du félin avait été évalué à 80 kg, mais un spécialiste de l'ONCFS a ramené ce chiffre à 20 ou 30 kg. L'hypothèse d'un tigre a été écartée grâce aux analyses des traces que le félin a laissées dans la terre meuble de la Brie.

Néanmoins, la préfecture a invité les habitants de Ferrières-en-Brie, Villeneuve-Saint-Denis et Pontcarré à éviter de circuler à pied et de se déplacer en milieu boisé.

Photos floues

La chasse a débuté jeudi matin après l'alerte donnée par la femme d'un gérant de supermarché à une quarantaine de kilomètres de Paris, à Montévrain (9000 habitants). Cette femme a fourni à la police trois photographies de l'animal, où l'on aperçoit sa silhouette rousse au sommet d'un talus. Des joueurs de tennis ont également déclaré avoir vu l'animal.

Les autorités et les spécialistes intervenus jeudi étaient pourtant catégoriques: les photographies et les analyses des empreintes recueillies confirmaient qu'il s'agissait d'un tigre.

Depuis plus de 24 heures, d'importants moyens des forces de l'ordre regroupant policiers, gendarmes, militaires, mais aussi un hélicoptère doté d'une caméra thermique et un chien spécialisé dans la chasse au gros gibier avaient été mobilisés. Les recherches étaient suivies en direct par les chaînes d'information en continu.

Parents inquiets

Des effectifs de police avaient aussi été déployés autour des écoles, où certains parents ne cachaient pas leur inquiétude à l'heure de déposer leurs enfants.

Cette affaire rappelle plusieurs précédents de fausses alertes en France. En août 2006, une "grosse bête noire" avait été vue sur la place d'une commune du nord et recherchée en vain par environ 80 gendarmes et un hélicoptère.

En 2000, le département de la Somme, dans le nord, avait connu une alerte au tigre, avant que des analyses de poils ne concluent à un chat domestique en vadrouille.

/ATS


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