L'Etat fédéral américain paralysé faute d'accord sur son budget

L'Etat fédéral américain a été mis au chômage technique mardi matin, pour la première fois depuis 17 ans, faute d'un accord sur le budget au Congrès. Ce "shutdown" affectera des centaines de milliers de fonctionnaires. Les tractations de dernière minute entre démocrates et républicains ont échoué.

Malgré les allers-retours entre le Sénat à majorité démocrate et la Chambre des représentants dominée par les républicains, aucun projet de loi de finances n'a pu être adopté avant le début de l'exercice budgétaire 2014. La Maison Blanche a ainsi ordonné aux agences fédérales de déclencher la cessation partielle de leurs activités.

Sécurité nationale exemptée

Les dépenses relatives à la sécurité publique et à la sécurité nationale restent financées, ainsi que les dépenses sociales telles que le Medicare ou la Social Security, dont bénéficient les personnes âgées. En revanche, jusqu'à un million d'employés fédéraux peuvent être mis en congé non rémunéré.

Seul un petit nombre continuera à travailler, parmi lesquels les contrôleurs aériens ou les gardiens de prison. Du département de la Défense à l'agence de protection de l'environnement, tous les services fédéraux sont sommés de réduire immédiatement leurs effectifs, certains jusqu'à 5% du personnel.

Quelque 800'000 fonctionnaires non essentiels, sur plus de deux millions, auront quatre heures mardi matin pour se présenter à leurs bureaux, ranger leurs affaires, annuler leurs réunions et rentrer chez eux.

Parcs nationaux fermés

L'un des impacts les plus visibles sera observé dans le secteur du tourisme. La totalité des parcs naturels du pays, géré par le National Park Service, dont les immenses Yosemite et Grand Canyon, n'ouvriront pas leurs portes mardi matin. La Maison Blanche mettra en congé quelque 1265 employés et en conserver 436.

La cessation des opérations gouvernementales a déclenché une tempête politique, chaque camp accusant l'autre d'intransigeance. La raison du blocage s'appelle "Obamacare". Les républicains exigeaient que tout accord budgétaire revienne sur cette loi emblématique du premier mandat de Barack Obama, votée en 2010.

/SERVICE


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