"Inquiétude" de Kiev et Moscou malgré le cessez-le-feu

Kiev, qui combattait toujours samedi les insurgés prorusses, s'est inquiété samedi de l'ordre d'"état d'alerte" donné par Vladimir Poutine à ses troupes en Russie centrale. De son côté, Moscou a dénoncé une intensification "alarmante" des opérations ukrainiennes.

Samedi, le président russe Vladimir Poutine a annoncé avoir placé les forces armées du district militaire central du pays "en état d'alerte" pour des manoeuvres imprévues jusqu'au 28 juin.

Milliers de Russes déployés

Parallèlement, le chef d'état-major de l'armée russe, Valeri Guerassimov, a indiqué que plus de 65'000 soldats, plus de 180 avions, une soixantaine d'hélicoptères et environ 5500 unités d'équipement militaire participeraient aux exercices de ces troupes basées dans l'Oural et dans l'ouest de la Sibérie, à 400 kilomètres de l'Ukraine.

Kiev et ses alliés occidentaux se sont inquiétés de la présence de nouvelles forces russes le long de la frontière.

Attaques dénoncées

Kiev a par ailleurs dénoncé samedi une attaque séparatiste visant des gardes-frontières dans la région de Donetsk, l'un des bastions rebelles, et ajouté que les gardes avaient répliqué à une deuxième attaque près d'un autre poste-frontière quelques minutes plus tard. Selon le service des gardes-frontières, neuf personnes ont été blessées.

Alexandre Borodaï, chef du gouvernement de la "république populaire" autoproclamée de Donetsk, a déclaré au cours d'une conférence de presse que la trêve était inexistante dans les faits. Il a appelé la Russie à envoyer des forces de maintien de la paix.

Près de Slaviansk, les habitants d'un village continuaient samedi d'entendre des échanges de tirs entre insurgés et forces gouvernementales.

Opérations de Kiev dénoncées

Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a quant à lui dénoncé une "intensification" des opérations ukrainiennes. "Le fait que ladite opération antiterroriste (de l'Ukraine) connaît une intensification parallèlement à l'avancement du plan de paix est très alarmant et inquiétant", a-t-il jugé.

Plan de paix en péril

Les nouvelles violences dans la région industrielle russophone du Donbass, qui ont fait au moins 375 morts depuis avril, mettent en péril le plan de paix ambitieux du nouveau président ukrainien Petro Porochenko, soutenu par les Occidentaux.

/ATS


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