France: Hollande "à l'offensive" pour l'an II de son quinquennat

Impopulaire et fragilisé par l'entrée en récession de l'économie en France, le président François Hollande s'est engagé jeudi à placer "l'an II" de son mandat sous le signe de "l'offensive". Il a notamment promis une "initiative" pour sortir l'Europe de sa "langueur".Au cours d'une conférence de presse, la seconde de son quinquennat, François Hollande a en premier lieu livré un plaidoyer en faveur de son action depuis un an à la tête d'un Etat qui a "démontré sa crédibilité budgétaire, qui a amorcé le redressement de sa compétitivité et entrepris la réforme du marché du travail", adoptée définitivement par le Parlement mercredi."L'an I a été entièrement consacré à la défense de notre souveraineté, la remise en ordre de notre économie, la sauvegarde de notre modèle social et la réparation des injustices", a déclaré M. Hollande. Son grand oral a eu lieu en présence du gouvernement de Jean-Marc Ayrault au grand complet, auquel il a renouvelé sa confiance.Un remaniement est "possible", mais "pas d'actualité", a-t-il précisé alors que les critiques se multiplient sur le manque de cohésion de son équipe pléthorique (une quarantaine de ministres)."Initiative européenne""L'an II, ce doit être l'offensive", a-t-il ajouté. Le président français a notamment annoncé qu'il allait lancer une "initiative européenne", prônant la mise en place d'un "gouvernement économique" de la zone euro avec un "véritable président", qui serait dotée d'une "capacité budgétaire" et dont la mission serait l'harmonisation fiscale et la lutte contre la fraude fiscale.A l'unisson avec la chancelière allemande Angela Merkel, il s'est engagé à donner corps à une union politique dans les deux ans, sans en préciser les contours.Tombé à un niveau d'impopularité inédit pour un président sous la Ve République, François Hollande a affiché sa détermination à faire sortir le pays de la crise, répétant son engagement d'inverser la courbe du chômage avant la fin 2013. Un objectif jugé intenable par les économistes. /SERVICE


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