Felipe VI plaide pour une monarchie "intègre" et une Espagne unie

Le nouveau roi d'Espagne Felipe VI a prêté serment devant le Parlement. Il a proclamé sa "foi dans l'unité de l'Espagne", face à la montée du séparatisme catalan, et promis une monarchie "honnête, intègre et transparente" après les scandales ayant touché la famille royale.

"Nous voulons une Espagne en laquelle tous les citoyens retrouvent la confiance dans ses institutions" et "où toutes les façons de se sentir espagnol ont leur place", a-t-il déclaré, vêtu d'un grand uniforme militaire, dans son discours de proclamation, devant le Congrès des députés.

Et alors que la famille royale espagnole a été touchée ces dernières années par plusieurs scandales, le plus grave d'entre eux étant la mise en examen de Cristina, soeur de Felipe, pour blanchiment de capitaux, il a assuré qu'il suivrait "une conduite intègre, honnête et transparente".

"Viva el rey"

Cristina était d'ailleurs la grande absente de cette cérémonie, tout comme Juan Carlos, qui a remis en début de matinée à son fils la ceinture de soie rouge de capitaine général des Armées.

Le nouveau monarque, âgé de 46 ans, a ensuite prêté serment au Parlement, jurant fidélité à la Constitution après l'abdication de son père au terme de 39 ans de règne.

"Je jure de remplir fidèlement mes fonctions, de respecter et faire respecter le Constitution et les lois et de respecter les droits des citoyens et des régions autonomes", a-t-il déclaré, sous les applaudissements des députés et sénateurs réunis au Congrès et aux cris de "Viva España" et "Viva el rey".

La cérémonie qui marque l'avènement de Felipe VI se déroulait en l'absence d'invités étrangers et de manière exclusivement laïque, rompant avec la tradition catholique. La capitale Madrid s'est parée jeudi de milliers de fleurs et de drapeaux rouge et or pour accueillir son nouveau roi.

Pays déprimé

Moderne et cultivé, le jeune roi hérite d'une monarchie contestée, selon les sondages, par un Espagnol sur deux, dans un pays miné par la crise économique et le chômage. Resté populaire face au discrédit qui frappe son père, Felipe VI devra répondre à de nombreux espoirs qu'il aura sans doute du mal à honorer.

/ATS


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