Etats-Unis et Russie pour la conférence de "Genève II" en novembre

Washington et Moscou sont d'accord pour demander au Conseil de sécurité de l'ONU d'organiser la conférence de "Genève II" sur la Syrie à la mi-novembre, a déclaré lundi John Kerry. Le secrétaire d'Etat américain a aussi salué la coopération de Damas au processus de destruction de ses armes chimiques.

"Nous allons demander qu'une date soit arrêtée le plus rapidement possible", a déclaré John Kerry au cours d'une conférence de presse commune avec son homologue russe Sergueï Lavrov, en marge d'un sommet Asie-Pacifique en Indonésie.

"Nous sommes convenus qu'il n'y avait pas de solution militaire et nous partageons un intérêt à ne pas voir des radicaux islamistes de chaque côté prendre une place plus grande en Syrie et c'est pourquoi nous avons renouvelé aujourd'hui notre engagement en faveur d'efforts très précis pour faire progresser le processus de Genève aussi rapidement que possible", a-t-il déclaré.

Pessimisme de Brahimi

Les deux hommes verront l'émissaire spécial de l'ONU sur la Syrie Lakhdar Brahimi pour fixer une date pour l'ouverture de la conférence, dont Washington et Moscou avaient émis l'idée en mai. "Notre espoir commun est qu'elle puisse avoir lieu en novembre", a dit M. Kerry.

Dimanche, M. Brahimi avait dit espérer réunir la conférence "au cours de la deuxième moitié de novembre", mais sans montrer trop d'optimisme. Il n'y a "rien de sûr à 100%", avait-il ajouté. Damas refuse que cette conférence puisse aboutir à un départ de M. Assad, alors que l'opposition exige qu'il soit écarté de toute transition politique.

Eloge inhabituel

Lors de cette conférence de presse, John Kerry a aussi, de manière inhabituelle, adressé un compliment au régime de Bachar al-Assad qui, selon lui, a eu le mérite de respecter la résolution de l'ONU sur le démantèlement de son arsenal chimique.

"Je ne vais pas répondre aujourd'hui de ce qui se passera dans plusieurs mois. Mais c'est un bon début et nous devrions saluer un bon début", a-t-il dit alors qu'une équipe d'experts internationaux a entamé dimanche la supervision du processus de destruction de l'arsenal d'armes chimiques syrien, un travail exécuté par les Syriens eux-mêmes.

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