Les Etats-Unis sont prêts à une action militaire "ciblée"

Les Etats-Unis sont prêts à une action militaire "ciblée" en Irak pour combattre des jihadistes de l'EEIL, a déclaré Barack Obama. Mais il n'a pas annoncé de frappes aériennes immédiates, comme demandé par Bagdad, et a précisé que les Américains ne retourneraient pas combattre dans ce pays.

"Nous n'avons pas la possibilité de régler simplement ce problème en envoyant des dizaines de milliers de soldats et en consentant de nouveau aux sacrifices de sang et d'argent déjà consentis en Irak", a affirmé le président américain dans une conférence de presse à la Maison Blanche.

Barack Obama a indiqué que son secrétaire d'Etat, John Kerry, partirait ce week-end pour une série d'entretiens diplomatiques en Europe et au Moyen-Orient, consacrés aux moyens d'aider l'Irak. Il a souligné que Washington enverrait jusqu'à 300 conseillers militaires pour aider les autorités irakiennes.

Un rôle positif pour l'Iran

Dans son intervention devant les médias, Barack Obama a estimé que l'Iran, la puissance chiite régionale alliée du Premier ministre irakien Nouri al Maliki, pouvait jouer un rôle constructif dans la crise à condition de ne pas pousser à des actes susceptibles de déboucher sur une guerre civile.

Les Etats-Unis, a ajouté le président américain, sont entrés en contact avec Téhéran dans ce but.

Appel à l'unité

Obama a par ailleurs estimé que les Etats-Unis n'avaient pas à choisir les dirigeants irakiens, mais a affirmé que seules des personnalités menant une politique incluant toutes les composantes de la population irakienne, chiites, sunnites et Kurdes, pourraient sortir le pays de la crise.

Ryad comme Istanbul ont fait part dans la journée de leurs réticences sur l'opportunité de frappes aériennes en raison des risques pour la population civile.

Raffinerie de pétrole reprise

Pendant ce temps, à Baïji (200 kilomètres au nord de Bagdad), l'armée a affirmé avoir repris le contrôle total de la principale raffinerie du pays après plus de 24 heures de combats contre les assaillants qui voulaient s'en emparer, selon des responsables et des témoins.

Libération de 44 étrangers

Et près de la ville irakienne de Kirkouk, 44 ressortissants étrangers, dont quatre Turcs, enlevés mercredi par des djihadistes ont été relâchés, selon un responsable du ministère turc des Affaires étrangères. Par ailleurs, 80 Turcs dont des soldats, des diplomates et des enfants ont été pris en otage par les djihadistes de EIIL il y a un peu plus d'une semaine à Mossoul, la grande ville du nord irakien.

/ATS


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