Barack Obama affiche son soutien à la communauté gay en Russie

Le président américain Barack Obama a rencontré des militants russes pour les droits des gays. Il leur a apporté un soutien très symbolique après la promulgation par Vladimir Poutine d'une loi qui condamne la "propagande" homosexuelle devant les mineurs.

Dès la fin d'un sommet dominé par l'opposition entre Moscou et Washington sur l'opportunité d'une intervention militaire en Syrie, M. Obama a reçu une dizaine de militants d'associations défendant les droits de l'homme, de la liberté de la presse, de l'environnement et deux représentants de la cause homosexuelle, Igor Kotchenkov (LGBT Network) et Olga Lenkova (Coming Out).

"Les activités représentées ici sont essentielles pour le développement de la Russie et je suis très fier de leur travail", a souligné le chef de l'Etat américain.

"En Russie, aux Etats-Unis, partout dans le monde, le rôle d'un bon gouvernement est en partie de laisser de l'espace pour la société civile", a-t-il ajouté lors de cette rencontre, organisée avant son départ de Russie. Plusieurs représentants d'organisations influentes en Russie ont indiqué avoir décliné l'invitation, reçue à la dernière minute.

Avant la réunion, Alexandra Savelieva, représentante de l'association Coming Out, qui apporte un soutien pyschologique et juridique aux victimes de discriminations liées à leur orientation sexuelle, avait souligné vouloir que cette rencontre soit "un exemple pour le président russe".

Appels au boycott

Vladimir Poutine a promulgué fin juin une loi condamnant d'amendes la "propagande" de l'homosexualité devant les mineurs. Le texte est dénoncé comme homophobe par de nombreux défenseurs des droits de l'homme en Russie, pour qui sa formulation très vague ouvre la porte à la mise en cause d'un couple qui se tient par la main.

Il provoque une vague d'indignation croissante dans le monde et des appels au boycott des jeux Olympiques d'hiver en février prochain à Sotchi. M. Obama a déjà dénoncé vivement la loi russe début août, affirmant qu'il n'avait "aucune tolérance pour des pays qui tentent de traiter les gays, les lesbiennes ou les personnes transgenres d'une manière qui les intimide ou qui leur nuit".

/SERVICE


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