Avion de Morales: les Sud-Américains exigent des excuses

Les alliés traditionnels de la Bolivie en Amérique du Sud ont exigé des excuses et des explications aux pays européens ayant fermé temporairement leur espace aérien à l'avion du président Evo Morales. Ceux-ci soupçonnaient la présence à bord d'Edward Snowden.

Les présidents de Bolivie, d'Equateur, du Surinam, d'Argentine, de l'Uruguay et du Venezuela ont tenu à exprimer leur soutien à Evo Morales au lendemain d'un retour de Russie émaillé d'incidents. Plusieurs présidents de l'Union des nations sud-américaines (Unasur, qui regroupe 12 pays) manquaient toutefois à l'appel, dont ceux du Brésil, de Colombie, du Pérou et du Chili.

Les dirigeants présents lors d'un sommet extraordinaire à Cochabamba (Bolivie) ont relevé que "l'offense" subie par M. Morales n'est pas seulement un affront personnel, mais constitue une agression pour toute l'Amérique Latine.

"Nous exigeons des gouvernements de France, Espagne, Portugal et Italie qu'ils présentent des excuses publiques adéquates, en relation avec les graves faits qui se sont produits", indique une déclaration commune. Ils ont également exigé que ces quatre pays "expliquent les raisons de leur décision d'empêcher le survol de leur espace aérien par l'avion présidentiel bolivien".

Fermeture de l'ambassade américaine

La déclaration appuie en outre "la plainte de la Bolivie auprès du Haut Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme pour grave violation et mise en danger de la vie du président Morales".

L'avion de M. Morales a dû faire une escale forcée de 13 heures en Autriche, après que plusieurs pays européens lui eurent refusé le survol de leur espace aérien.

Evo Morales a estimé que "les excuses" de ces pays "ne suffisent pas". Il a également dit envisager "la fermeture, si nécessaire" de l'ambassade des Etats-Unis à La Paz après avoir dénoncé la pression exercée selon lui par Washington sur les quatre pays européens.

Le président bolivien avait déjà expulsé l'ambassadeur des Etats-Unis en Bolivie en 2008, puis la principale agence antidrogue américaine (DEA) début 2009, au motif qu'ils s'immisçaient dans la vie politique bolivienne. Un chargé d'affaires occupe actuellement les fonctions d'ambassadeur des Etats-Unis à La Paz.

/SERVICE


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