Au moins quinze soldats syriens tués dans l'un des raids israéliens

Au moins 15 soldats syriens ont été tués, après le raid israélien mené dans la nuit de samedi à dimanche contre trois positions militaires au nord de Damas, a rapporté une ONG. Israël a de son côté exclu toute ingérence dans le conflit, affirmant vouloir viser le mouvement chiite libanais Hezbollah."Au moins 15 soldats ont été tués et le sort de dizaines d'autres est inconnu à la suite du raid israélien. Ces trois sites comptent 150 hommes mais on ignore si tous s'y trouvaient lors du raid", a expliqué Rami Abdel Rahmane, directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).Ce raid, tout comme celui mené la veille, a visé un centre de recherches scientifiques à Jamraya, déjà touché fin janvier par Israël, ainsi que deux objectifs militaires - un important dépôt de munitions et une unité de la défense anti-aérienne -, selon un diplomate à Beyrouth s'exprimant sous couvert de l'anonymat.Le gouvernement syrien a accusé Israël de renforcer par ses actions la position des rebelles syriens en lutte depuis plus de deux ans contre le pouvoir de Bachar al Assad. Des accusations qu'Israël a réfutées lundi, affirmant ne pas souhaiter prendre partie dans la guerre civile."Si des actions sont menées, elles visent seulement le Hezbollah et non le régime syrien", a déclaré le député Tzacho Hanegbi, proche du Premier ministre Benjamin Netanyahu.Israël n'a cependant pas officiellement reconnu avoir mené deux attaques aériennes sur le sol syrien en moins de 48 heures. Des sources au sein du service de renseignement ont indiqué que l'armée de l'air israélienne a mené deux raids, vendredi et dimanche, sur le territoire syrien pour détruire des missiles de fabrication iranienne qui attendaient d'être livrés au Hezbollah.Pékin critiqueLe secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon s'est déclaré dimanche "très préoccupé" suite à ces frappes. Même son de cloche lundi du côté de Moscou, tandis que Pékin, également allié du régime de Damas, a appelé à émis des critiques voilées lundi à l'encontre d'Israël, appelant à la retenue en Syrie.Le chef de l'armée iranienne a de son côté démenti la présence d'armes iraniennes sur les sites visés par Israël, tandis que le ministre de la Défense a menacé l'Etat hébreu "d'événements graves" sans préciser lesquels, a rapporté le site des Gardiens de la révolution. /SERVICE


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