Fouad Massoum élu président irakien par le Parlement

Près de trois mois après les élections législatives du 30 avril, l'homme politique kurde Fouad Massoum a été élu à la présidence irakienne par le Parlement. Sur le terrain, l'attaque d'un autobus transportant des prisonniers au nord de Bagdad a coûté la vie à "au moins 60 personnes, prisonniers et policiers", ont annoncé des sources policières.

Ce choix ouvre la voie à la formation d'un gouvernement de coalition réclamé par la communauté internationale face au soulèvement sunnite qui menace de démembrer le pays. Le nouveau chef de l'Etat a quinze jours pour nommer un Premier ministre.

Selon la Constitution qui régit l'organisation gouvernementale en Irak depuis la chute de Saddam Hussein en 2003, le Premier ministre doit être membre de la communauté majoritaire chiite, le président du parlement doit être choisi parmi les sunnites et le chef de l'Etat être un Kurde.

Kamikazes et hommes armés

Sur le terrain, "au moins 60 personnes ont été tuées dans une attaque suicide suivie par des explosions et des fusillades", a confirmé un responsable du ministère irakien de l'Intérieur. Ce dernier a indiqué que l'attaque avait visé un convoi de sécurité escortant un bus qui transférait une soixantaine de prisonniers, dont de nombreux détenus pour des affaires de terrorisme, depuis la prison principale de Taji, à 25 km au nord de Bagdad.

Des kamikazes et d'autres hommes armés s'en sont pris aux forces de sécurité provoquant d'intenses combats.

Des sources sécuritaires et médicales avaient précédemment indiqué qu'au moins 50 prisonniers avaient péri. Il n'était toutefois pas clair dans l'immédiat dans quelles circonstances exactes les détenus sont morts. Dix-huit autres personnes ont été blessées lors des heurts.

Ban Ki-moon rencontre Maliki

Cette attaque a eu lieu vers 04h00 locales (03h00 en Suisse), quelques heures avant une réunion prévue entre le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon et le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki dans un effort conjoint pour susciter une mobilisation internationale contre l'offensive des insurgés. Celle-ci a été lancée le 9 juin dernier et est menée par les jihadistes.

Cet assaut intervient environ un an après des attaques d'insurgés contre deux prisons, celle de Taji et celle d'Abou Ghraib, dans l'ouest du pays, qui avait fait 20 morts parmi les membres des forces de sécurité.

/ATS


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