Attaque de Benghazi: le cerveau présumé plaide non coupable

Le cerveau présumé de l'attaque du consulat américain de Benghazi en septembre 2012 a comparu pour la première fois devant la justice américaine à Washington, après son transfert vers les Etats-Unis. Il a plaidé non coupable.

Le Libyen Ahmed Abou Khattala, qui avait été transféré dans la capitale américaine dans la matinée, a été inculpé pour "conspiration en vue d'apporter un soutien matériel à des terroristes", a indiqué le département de la Justice dans un communiqué. Il encourt la peine de mort.

"L'enquête se poursuit et le département de la Justice pourrait ajouter d'autres inculpations", ajoute le ministère. La prochaine comparution du suspect est prévue mercredi.

"Maintenant qu'Ahmed Abou Khattala est aux Etats-Unis, il va ressentir tout le poids de notre système judiciaire", a commenté le ministre de la Justice, Eric Holder, cité dans le communiqué.

Ce Libyen avait été capturé le 15 juin lors d'un raid des Forces spéciales américaines près de Benghazi, dans l'Est libyen, organisé en étroite collaboration avec le FBI. Après son arrestation, il avait été transféré sur un bâtiment de la Marine américaine, qui l'a ensuite transporté vers les Etats-Unis.

Sous haute surveillance

Selon le "New York Times", Ahmed Abou Khattala a été transféré à Washington par hélicoptère depuis ce navire. Le quotidien assure que le suspect est désormais détenu "sous haute surveillance" dans un tribunal fédéral de la capitale américaine.

En 2012, le journal était parvenu à interroger Ahmed Abou Khattala. Ce dernier avait admis être présent lors de l'assaut contre la mission américaine de Benghazi, sans toutefois en endosser la pleine responsabilité.

Récupération politique

L'attentat de Benghazi, organisé symboliquement le 11 septembre 2012, avait coûté la vie à l'ambassadeur américain Christopher Stevens et à trois autres agents américains. Il avait non seulement provoqué une vague d'effroi aux Etats-Unis, mais aussi une vive polémique à Washington.

Depuis l'attaque, les républicains accusent l'administration de Barack Obama en général et en particulier l'ancienne secrétaire d'Etat Hillary Clinton d'avoir dissimulé des informations en pleine campagne électorale présidentielle.

/ATS


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