Américains au Daguestan pour interroger les parents des suspects

Une délégation de l'ambassade des Etats-Unis à Moscou s'est rendue mardi au Daguestan pour interroger les parents des deux principaux suspects de l'attentat de Boston, a indiqué mercredi un responsable de l'ambassade américaine. "Le gouvernement russe coopère avec le FBI", a-t-il ajouté.Anzor et Zoubeïdat Tsarnaev, les parents des deux jeunes hommes suspectés de l'attentat, vivent aujourd'hui au Daguestan, une république du Caucase russe sur les bords de la mer Caspienne, minée par une rébellion islamiste armée.Tamerlan Tsarnaev, 26 ans, est décédé des suites d'un échange de coups de feu avec la police dans la nuit de jeudi à vendredi derniers.Complot de MoscouSon jeune frère Djokhar Tsarnaev, 19 ans, a été grièvement blessé, mais se remet lentement. Inculpé lundi d'utilisation d'arme de destruction massive, il risque la peine de mort.Un de leurs parents éloignés, qui vit toujours en Tchétchénie, Saïd Tsarnaev affirme que les deux frères d'origine tchétchène sont victimes d'un complot de Moscou.Les autorités russes ont transmis de faux renseignements aux Etats-Unis pour tendre un piège aux deux suspects, a déclaré ce photoreporter interrogé mardi à son domicile de Grozny, capitale de la petite république du Nord-Caucase.Convaincre l'OccidentSelon lui, Moscou voulait convaincre les puissances occidentales que la guérilla islamiste locale a pris une dimension mondiale et qu'elle est désormais capable d'agir sur le territoire américain."Ça ne serait pas arrivé sans une implication russe. La Russie a besoin de montrer à l'Ouest, en particulier aux Etats-Unis, que les Tchétchènes sont des terroristes (...) Voilà pourquoi c'est arrivé", a-t-il poursuivi.Dans le cadre de son travail, Saïd Tsarnaev a couvert le conflit tchétchène. Il dit n'avoir jamais rencontré Tamerlan, l'aîné et instigateur présumé des attentats de Boston, et assure qu'il ne s'est jamais rendu en Tchétchénie, comme le prétend la rumeur.Pour lui, les frères Tsarnaev étaient des musulmans pratiquants, mais pas des extrémistes. /SERVICE


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