L'OFT fait de l'activisme politique, estime la présidente des CFF

La présidente du conseil d'administration des CFF critique vertement l'Office fédéral des transports ...
L'OFT fait de l'activisme politique, estime la présidente des CFF

L'OFT fait de l'activisme politique, estime la présidente des CFF

Photo: KEYSTONE/ANTHONY ANEX

La présidente du conseil d'administration des CFF critique vertement l'Office fédéral des transports (OFT), qui projette d'octroyer la concession de grandes lignes ferroviaires à BLS. Selon elle, le débat sur la concurrence n'est pas voulu par le monde politique.

Il s'agit plutôt d'un activisme du ministère des transports, a indiqué Monika Ribar dans un entretien diffusé mardi par la Neue Zürcher Zeitung. 'On sait depuis douze ans, que les concessions des grandes lignes vont expirer et on aurait pu changer les conditions depuis lors (...) Les CFF et les autres prestataires auraient pu s'y préparer, mais, à la place, on donne un coup de balai', ajoute-t-elle.

Si le transport longues distances n'est plus réalisé par un seul opérateur, cela va entraîner des coûts plus élevés à cause des doublons, comme, par exemple, les ateliers de réparation et les réserves de personnel, poursuit la responsable. Elle s'inquiète également du projet de l'OFT visant à plafonner à 8% la marge bénéficiaire sur le trafic de longues distances, ce qui provoquerait une baisse du bénéfice annuel des Chemins de fer fédéraux (CFF) de 100 millions de francs par an.

Les CFF sont déjà confrontés à une très forte concurrence du trafic routier individuel, qui les obligent à réduire constamment leurs coûts pour rester concurrentiels, remarque M. Ribar. Une concurrence complète des prix dans les transports publics n'est pas possible dans une communauté tarifaire nationale, souligne-t-elle.

Malgré les divergences de vues, la présidente du conseil d'administration des CFF ne voit aucun conflit avec la chef de l'OFT. 'Mme Leuthard et moi avons d'excellentes relations et je peux vous assurer que nous discutons de tous les aspects de la collaboration entre les CFF et la Confédération', explique M. Ribar.

/ATS