La climatologue a donné sa leçon d’adieu à l’Université de Neuchâtel fin septembre. Martine Rebetez ne quitte pas totalement l’institution, puisqu’elle va poursuivre ses travaux de recherche et le suivi de doctorants et postdoctorants. Elle livre son regard sur l’évolution de la discipline et de la compréhension du réchauffement climatique.
Une page se referme à l’Université de Neuchâtel. Martine Rebetez a donné sa leçon d’adieu fin septembre, après 20 ans d’enseignement de climatologie appliquée en Bachelor et Master. Au fil des années, la climatologue spécialiste du réchauffement climatique a vu les techniques s’améliorer, ce qui permet d’avoir des connaissances plus précises dans le domaine. Et ce qui a également permis d’améliorer la compréhension du réchauffement climatique. « Un élément majeur, c'est la compréhension de l'évolution disproportionnée des extrêmes », explique-t-elle ce jeudi dans « La Matinale ». En résumé, les sècheresses sont de plus en plus extrêmes et les précipitations de plus en plus abondantes sur de courtes périodes. « Ça signifie que tous nos systèmes ne sont plus adaptés par rapport au climat d'aujourd'hui, sans parler du climat futur », relève la climatologue.
Les conséquences du réchauffement climatique qui préoccupent le plus Martine Rebetez sont toutes celles liées à la santé. « Tout ce qui est une catastrophe, avec la perte de vie humaine, c'est évident, mais aussi avec tous les traumatismes que ces évènements engendrent et les conséquences sur la santé psychique de la population. Elles risquent d'être de plus en plus importantes, sans parler des conséquences directes pour la santé », détaille-t-elle. Martine Rebetez relève encore que l’agriculture s’est adaptée au fil des sècheresses et changements de climats, mais ce qui l’inquiète, c’est qu’à l’heure actuelle, l’évolution est trop rapide.Entretien avec Martine Rebetez :
Pour le futur, Martine Rebetez rappelle que les questions climatiques sont le problème de tous. « Le mouvement est en route, mais il est trop lent », conclut la climatologue.
Martine Rebetez est officiellement à la retraite, mais elle va continuer ses travaux de recherches et le suivi des doctorants et postdoctorants au sein de l’Université de Neuchâtel. Elle passe ainsi de professeure ordinaire à professeure émérite au sein de l’institution. /lgn








