Les champignons souffrent et s’organisent face à la sécheresse

Les champignons sont présents mais en moins grande quantité en raison de la sécheresse persistante ...
Les champignons souffrent et s’organisent face à la sécheresse

Les champignons sont présents mais en moins grande quantité en raison de la sécheresse persistante de cette année. Interview dans la forêt de Peseux en compagnie d’un spécialiste

Malgré la sécheresse, les champignons se font une place mais en moins grande quantité. Malgré la sécheresse, les champignons se font une place mais en moins grande quantité.

En ce début d’automne, les champignonneurs font plutôt grise mine. Une promenade en forêt permet de constater que le sol reste encore et toujours en grande majorité sec. « Les champignons ont cette faculté de ne pas supporter la sécheresse. Ils ont besoin de taux d’humidité plus grands. », explique Yves Delamadelaine, le président de la Société mycologique Neuchâtel et environs, qui guidait ce samedi une promenade pour initiés dans la forêt de Peseux organisée par la Société neuchâteloise des sciences naturelles.

Le spécialiste l’affirme : il y a eu cette année une diversité de champignons, mais en faible quantité. Pourtant, bolets et écailleux, trouvent un moyen de chercher l’eau. « Grâce à leur réseau mycélien, ils peuvent capter de l’eau dans un endroit et la faire transiter ailleurs où il y en a moins », explique-t-il.

Rencontre en forêt avec Yves Delamadelaine, président de la Société mycologique Neuchâtel et environs:

En revanche, la sécheresse a un impact sur la fructification, autrement dit, sur la capacité du champignon de grandir et sortir de terre. « Il n’aura peut-être pas la possibilité de fabriquer beaucoup de fructification parce qu’il va se limiter dans la production sans l’annuler. »

Yves Delamadelaine n’est pas alarmiste pour autant. « On a quand même trouvé des champignons comestibles à certains moments mais le reste du temps, on avait l’impression que tout était mort, mais ce n’est pas vrai. Les champignons vivaient là et ils vont laisser les choses se passer et peut-être que l’année prochaine ce sera différent. » Selon lui, ce fameux mycélium n'est donc pas menacé. De quoi espérer, malgré cette année particulière, une situation un peu plus normale en 2027, à moins que la pluie qui tombe ce samedi ne parvienne déjà à faire le bonheur de quelques amateurs et amatrices. /lre


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