La reine de l’automne résiste

La saison des courges bat son plein. La production neuchâteloise de cucurbitacées se porte ...
La reine de l’automne résiste

La saison des courges bat son plein. La production neuchâteloise de cucurbitacées se porte plutôt bien après l’été caniculaire de cette année. Témoignage à la Ferme des Chênes à Engollon qui consacre quatre hectares aux courges et qui les propose à la vente en self-service.

Olivier Haussener et sa fille Calista proposent une cinquantaine de variétés de courge à la vente à Engollon.
Olivier Haussener et sa fille Calista proposent une cinquantaine de variétés de courge à la vente à Engollon.

Que cela soit pour une soupe, une décoration ou encore un dessert, la courge est le légume star de l’automne. Cette plante issue de la famille des cucurbitacées est un réel emblème de la troisième saison de l’année. Au-delà de son goût et de sa couleur orange, elle est réputée pour être plutôt résistante à la culture. Mais avec les fortes chaleurs, ainsi que la sécheresse de cet été, comment se portent les récoltes actuellement ? Nous sommes allés prendre la mesure de la situation à la Ferme des Chênes à Engollon au Val-de-Ruz. Cette exploitation agricole est notamment réputée pour sa vente en self-service de courges. Olivier Haussener y cultive une cinquantaine d’espèces sur quatre hectares depuis seize ans. Malgré une baisse de rendement de 25% et une récolte avancée cette année, la fille de l’agriculteur, Calista Haussener, affirme que la production se porte « assez bien ». Les conditions météorologiques n’ont pas influencé la taille des légumes : « Chaque année, il y en aura des plus petites, des plus grandes et des plus ou moins colorées », confirme-t-elle. Les parasites n’ont pas non plus joué les troubles fêtes. Aucune perturbation notable n’est donc à signaler chez les différentes courges, dont celles d’Halloween qui représentent 30% de la production vaudruzienne.

Calista Haussener : « Les courges d’Halloween partent comme des petits pains. »

Ces constatations sont partagées par les autres producteurs de la région, même si la famille Haussener est l’un des principaux acteurs du canton. Calista Haussener relève tout de même une différence par rapport aux cultivateurs de courge du Seeland : l’arrosage. « On n’est pas munis d’arroseurs automatiques », explique-t-elle. Selon elle, les sols secs expliquent une partie de la perte du rendement de cette année. À long terme, et si les sécheresses continuent de s’intensifier, l’exploitation pourrait devoir se munir d’un tel système comme ses voisins seelandais.


Avis aux amateurs de courge

Si vous cultivez vous-même des courges dans votre jardin ou que vous en achetez, attention à ne surtout pas manger les coloquintes ! Ces petites courges colorées utilisées pour les décorations sont uniquement ornementales et peuvent être dangereuses à la consommation. Au-delà de la taille et de la fonction, le visuel ne permet pas de déterminer si la courge est bonne ou mauvaise, selon les exploitants de la Ferme des Chênes. Du côté du goût, si le légume est amer, il ne doit pas être consommé par précaution.

« Les petites courges de décoration sont toxiques. »

Pour acheter vos courges locales, rendez-vous chez la famille Haussener à la Route des Chênes 1 à Engollon. La vente se fait en libre-service 24 heures sur 24, sous vidéo-surveillance. /ewa


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