Plus de 10'000 porcs ont été abattus en Suisse ces dernières semaines en raison de la propagation d’une pneumonie enzootique. Dans le canton de Neuchâtel, aucune bête n’a été abattue, mais deux exploitations ont été placées sous surveillance.
Aucun porc abattu dans le canton de Neuchâtel. Mardi, l’ATS a communiqué l’abattage de 10'000 porcs en Suisse ces dernières semaines en raison de la propagation d’une pneumonie enzootique. Cette maladie est contagieuse et persistante, son symptôme principal est une toux quasiment généralisée au sein du troupeau atteint. Le vétérinaire cantonal Pierre-François Gobat nous a répondu par écrit ce jeudi qu’aucune bête n’avait été abattue dans le canton de Neuchâtel. Deux exploitations ont par contre été mises « sous séquestre ». C’est-à-dire qu’elles ne pouvaient ni vendre ni acheter de porcs pendant cette période. La quarantaine a été levée pour l’une d’entre elles en fin de semaine passée, à la suite de résultats d’analyse négatifs. L’autre exploitation est encore sous surveillance. « Le séquestre pourra être levé au plus tôt huit semaines après l’acquisition des porcelets suspects. »
Pierre-François Gobat détaille également que les porcs touchés doivent être abattus pour éviter la propagation de la maladie, et ce, même si cette dernière n’est pas contagieuse pour l’homme. « Les abattages préventifs visent à casser les chaînes de transmission et ainsi à éviter de grandes souffrances à tous les porcs qui seraient sinon entrés en contact avec la maladie. »
Pour les autres élevages neuchâtelois non concernés par les séquestres, les mesures habituelles de biosécurité doivent être maintenues, voire renforcées, ajoute le vétérinaire cantonal. Il s’agit notamment d’éviter toute visite de personnes extérieures, de changer ses habits en entrant dans la porcherie ainsi que de se laver et désinfecter les mains et les bottes. /swe-crb









