Les mois de juin et de juillet ont été particulièrement chargés pour les sapeurs-pompiers. Ils ont mené 48 interventions pour des feux de forêt ou de végétation, contre 15 l’année dernière. Et pourtant, les interdictions prononcées en anticipation par le Canton de Neuchâtel ont permis de limiter les sinistres, selon Maxime Franchi.
Les interventions des pompiers se sont multipliées cet été dans le canton. Les mois de juin et juillet ont été particulièrement intenses. Les soldats du feu ont été mobilisés à 48 reprises pour des incendies de végétation ou de forêt. En comparaison, l’année dernière, 15 interventions ont été enregistrées. « Ce qui est intéressant là derrière, c’est de voir les heures d’intervention », relève le lieutenant-colonel Maxime Franchi. En cumulant le temps passé par les pompiers sur place lors de chaque intervention, « on arrive à 312 heures en 2025 et en 2026, on arrive à 1'252 heures », précise l’inspecteur cantonal des sapeurs-pompiers. Une différence à relativiser : si on prend la moyenne, en comparant les deux années, « ça se tient », selon Maxime Franchi, puisqu’il faut mettre dans la balance le grand incendie de forêt du 24 juin aux Roches de Moron, qui a, à lui seul, mobilisé 63 soldats du feu pendant pratiquement 600 heures.
Maxime Franchi : « On aurait pu avoir beaucoup plus de feux ! »
Maxime Franchi relève que sans les mesures d’anticipation, les interdictions, mises en place par le Canton de Neuchâtel, la situation aurait pu être bien pire. L’inspecteur cantonal des sapeurs-pompiers précise que la sècheresse est l’élément déclencheur des incendies de forêt ou de végétation. Bien que l’humain en soit quasi toujours à l’origine.
« C’est quelqu’un qui laisse son mégot ou fait un barbecue. »
Les incendies de cet été ont concerné toutes les régions du canton, mais « heureusement, ce n’est pas des grandes superficies qui ont été touchées parce qu’on est intervenu rapidement », précise Maxime Franchi.
Les torrées : oui, mais avec prudence
Dans le canton de Neuchâtel, qui dit automne dit torrée neuchâteloise. La situation sur le front de la sècheresse s’est détendue et il est à nouveau permis de faire du feu. Mais il faut toutefois rester prudent une fois les saucissons sortis des braises. « Quand vous quittez un lieu, il faut vraiment contrôler que le foyer soit totalement éteint. »
« On peut faire une torrée sans être sur les dents, mais attention à plusieurs choses. »
Une stratégie qui porte ses fruits
Au terme de cet été intense, il est possible de tirer de nombreux enseignements. « La formation qui est dispensée depuis plusieurs années et les moyens mis en place nous permettent d’intervenir plus rapidement et de connaître ce qu’on va faire pour aller directement à l’objectif », relève Maxime Franchi. Pour les sapeurs-pompiers, cela confirme également que les stratégies adoptées sont bonnes. « On voit aussi que les conventions que l’on a passées avec les hélicoptères sont absolument nécessaires », précise l’inspecteur cantonal, rappelant que l’accès sur le lieu de l’incendie des Roches-de-Moron était impossible par les routes.
« On a une ligne qui est juste, cohérente et efficiente. »
Le lieutenant-colonel Maxime Franchi est également ravi de pouvoir compter sur les retours d’expérience des sapeurs-pompiers. « On regarde ce qui a joué ou pas, on améliore et la fois d’après, on engage avec les moyens qu’il faut pour pouvoir intervenir de manière efficiente », conclut-il. /lgn









