Le comité neuchâtelois présentait officiellement sa candidature ce samedi pour l’édition 2031 du plus grand événement sportif suisse. Le rendez-vous avait lieu sur le futur site de la compétition, dans la plaine d’Areuse.
On saura le 21 mars prochain si la plaine d’Areuse accueillera la fête fédérale de lutte en 2031. Le comité d’organisation neuchâtelois présentait officiellement son projet sur le futur site de la compétition. Parmi les quelque 250 invités, figuraient plusieurs des nombreux délégués de l’association fédérale qui trancheront entre la candidature neuchâteloise et celle de Rarogne en Haut-Valais.
Président du comité neuchâtelois, André Duvillard estime avoir bâti un meilleur dossier qu’en 2016, année où le projet neuchâtelois avait été recalé : « Il y a des aspects sur lesquels on a beaucoup plus travaillé, au niveau de l’hébergement et de la mobilité par exemple. La journée de présentation officielle aussi. La dernière fois, on avait invité [les délégués] à la Fête des vendanges. On pensait que ça suffirait à les faire voter pour nous… » André Duvillard ajoute : « On a beaucoup parlé allemand ce matin. Ce ne sont pas les Neuchâtelois qu’on doit convaincre, mais les Suisses alémaniques. »
André Duvillard, qui a assisté à la présentation haut-valaisanne, estime avoir organisé « quelque chose de très différent. On a essayé de jouer sur le terroir : une torrée, de l’absinthe à l’apéro. Le Valais a l’habitude de très gros événements. Mais je pense que c’est aussi une occasion pour nous de dire que pour Neuchâtel, cet événement serait extraordinaire. »
André Duvillard : « On a essayé de jouer sur le côté terroir neuchâtelois. »
L’importance de parler allemand, disait André Duvillard : parmi les ambassadeurs du projet de la plaine d’Areuse, il y a justement Sonia Kälin. La Schwytzoise de 41 ans, quatre fois couronnée reine de la lutte et aujourd’hui figure de la télévision alémanique, a mis tout son pouvoir de conviction au service de cette candidature romande et de ce grand site campé entre lac et montagnes. « L'endroit est formidable : accessible et proche du lac. La première fête de la lutte organisée en Suisse romande avait eu lieu à La Chaux-de-Fonds en 1972. Revenir dans ce canton serait donc une façon de boucler la boucle », estime Sonia Kälin. Celle-ci ajoute l'argument qui, dans un sport traditionnel comme la lutte, devrait peser de tout son poids : en 2031 en principe, c'est au tour de la Suisse romande.
Sonia Kälin : « Si on regarde le tournus, c'est au tour de Neuchâtel. C'est un argument très fort. »
Conseiller d’Etat responsable des sports, Frédéric Mairy a assuré le comité d’organisation neuchâtelois du soutien du Canton. « Une fête fédérale de lutte, c’est un budget très important. Mais plus un projet est de qualité, plus un budget peut être réuni et tenu, donc là aussi, on est confiant. Le Canton a déjà soutenu la candidature pour donner au comité les moyens de mener un projet de grande qualité. »
Frédéric Mairy : « On a déjà montré que le Canton était derrière cette candidature. »
Détenteurs de couronnes fédérales, les frères Matthieu et Etienne Burger espèrent être encore au top en 2031 et pouvoir concourir sur sol neuchâtelois. Les deux Jurassiens bernois estiment « qu’il y a un trou au niveau des lutteurs dans la région. Une ‘fédérale’ montre la discipline autrement qu’à la télé ou que ce qu’on peut en penser. Cela amène énormément de jeunes lutteurs. »
Matthieu et Etienne Burger : « Une 'fédérale' amène énormément de jeunes lutteurs. »
Le 21 mars prochain, plus de 200 délégués de l’Association fédérale de lutte suisse trancheront en assemblée entre les candidatures neuchâteloise et haut-valaisanne. /vco









