Les oiseaux migrateurs à l’honneur ce week-end en Suisse

EuroBirdwatch met les oiseaux migrateurs à l’honneur ce week-end, avec plus de 50 postes d’observation ...
Les oiseaux migrateurs à l’honneur ce week-end en Suisse

EuroBirdwatch met les oiseaux migrateurs à l’honneur ce week-end, avec plus de 50 postes d’observation ouverts au public en Suisse. À La Sauge, à Cudrefin, des ornithologues accompagnent les visiteurs pour leur faire découvrir les oiseaux qui font halte dans la région du lac de Neuchâtel. 

Simon Claude observe les oiseaux avec ses jumelles pour le week-end EuroBirdwatch. Simon Claude observe les oiseaux avec ses jumelles pour le week-end EuroBirdwatch.

Des milliers d’oiseaux traversent actuellement la Suisse pour rejoindre leurs quartiers d’hiver. À l’occasion d’EuroBirdwatch, les passionnés comme les curieux sont invités à venir observer ce grand phénomène naturel. Samedi et dimanche, plus de 50 postes d’observation sont accessibles au public dans tout le pays.

Dans la région du lac de Neuchâtel, le centre nature BirdLife de La Sauge, à Cudrefin, participe à l’événement. Son poste d’observation, situé face aux îles du Fanel, offre un point de vue privilégié sur les zones humides où de nombreux oiseaux font halte avant de poursuivre leur voyage.

Sur place, des ornithologues et des bénévoles accompagnent les visiteurs. Ils les aident à repérer les oiseaux, à identifier les différentes espèces et à mieux comprendre leurs comportements. Une manière de rendre l’observation accessible, y compris aux personnes qui ne connaissent pas encore grand-chose au monde des oiseaux. « L’objectif de ce week-end c’est de sensibiliser les gens aux oiseaux et de les compter », explique Simon Claude, ornithologue et civiliste au centre nature BirdLife.

Simon Claude : « L’ornithologie a un effet de mode. »

Chaque année, des millions d’oiseaux migrateurs quittent leurs zones de nidification en Europe du Nord pour rejoindre leurs quartiers d’hiver, notamment en Afrique. Pour certains, le voyage représente plusieurs milliers de kilomètres. La Suisse se trouve sur ces grandes routes migratoires et constitue une étape importante pour de nombreuses espèces. « Comme c’est un bout de lac, les oiseaux vont trouver cette réserve et ils vont s’arrêter pour reprendre des forces et se nourrir. »

« C’est un peu comme une station-service sur l’autoroute. »

Les zones humides jouent notamment un rôle essentiel. Elles permettent aux oiseaux de se reposer et de se nourrir avant de reprendre leur long périple. Le site du Fanel, autour du lac de Neuchâtel, fait partie de ces lieux où les oiseaux peuvent faire une pause durant leur migration. « On a une augmentation de certaines espèces du pourtour méditerranéen avec le réchauffement climatique », complète Simon Claude.

EuroBirdwatch permet également de mieux documenter ces déplacements. Dans toute l’Europe, des associations membres de BirdLife comptent les oiseaux observés durant le week-end. Ces données permettent de suivre les migrations au fil des années et de mieux comprendre les besoins des différentes espèces.

« Souvent les jeunes rapaces passent dans les Alpes. »

À La Sauge, pas besoin d’être ornithologue pour participer. Les visiteurs peuvent venir simplement avec leur curiosité, avec ou sans jumelles. Les spécialistes présents sur place partagent leurs connaissances et racontent les particularités de certaines espèces et de leurs migrations.

L’objectif est aussi de sensibiliser le public à la protection des oiseaux. Comprendre leurs besoins et les difficultés qu’ils rencontrent durant leurs déplacements permet de mieux mesurer l’importance de préserver les habitats naturels sur lesquels ils comptent tout au long de leur voyage. / lmo


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