En 1826, Philippe Suchard installait sa chocolaterie à Serrières. Deux cents ans plus tard, la Ville de Neuchâtel célèbre cet héritage dès ce jeudi et jusqu'au 30 novembre. L’historienne Claire Piguet, autrice du livre « Un parfum de chocolat » s’est penchée sur l’histoire de l’illustre marque neuchâteloise.
Milka, Sugus, Suchard Express… des noms qui ont largement dépassé les frontières neuchâteloises. Leur histoire trouve son origine dans l’entreprise fondée par Philippe Suchard à Serrières en 1826. Dès ce jeudi et jusqu’au 30 novembre, la Ville de Neuchâtel célèbre les 200 ans de cette marque emblématique du canton.
Claire Piguet, historienne du patrimoine à Neuchâtel et autrice du guide Un parfum de chocolat, s’est penchée aussi bien sur la trajectoire de Philippe Suchard que sur l’histoire de l’entreprise qu’il a fondée.
Dans le cadre des festivités, elle proposera, aux côtés de l'urbaniste communal Philippe Carrard, des visites guidées du vallon de Serrières. « L’idée est de proposer une visite à deux voix, pour lire les traces encore visibles de l’entreprise Suchard, mais aussi celles d’autres petites industries du vallon. Philippe Carrard évoquera également l’avenir du site. Il sera aussi possible de visiter l’ancienne crèche Suchard et de découvrir la politique sociale menée par l’entreprise au XXe siècle », explique-t-elle.
Philippe Suchard, une figure marquante
Si Philippe Suchard reste aujourd’hui la figure emblématique de l’entreprise, son succès ne repose pas uniquement sur lui. « Sans sa famille, sa femme, ses filles et quelques proches collaborateurs, notamment ceux qui ont développé les machines permettant de fabriquer les premiers chocolats, il n’y aurait probablement pas eu de chocolaterie Suchard », souligne Claire Piguet.
Philippe Suchard n’en demeure pas moins un entrepreneur particulièrement actif. En plus de sa chocolaterie, il a notamment contribué au développement de la navigation à vapeur sur le lac de Neuchâtel.
Deux siècles plus tard, que reconnaîtrait-il encore s’il revenait se promener dans le vallon de Serrières ? « Il serait sans doute assez surpris, parce qu’il ne retrouverait pas sa chocolaterie d’origine, qui était un petit atelier installé au fil de l’eau et actionné par une roue. En revanche, comme c’était un entrepreneur né, tout le développement industriel lui ferait probablement plaisir. Il serait aussi sans doute impressionné par la taille des bâtiments et les nouveaux matériaux », explique l’historienne.
Claire Piguet : « Il serait probablement très surpris par le goût et la place qu’occupe aujourd’hui le chocolat ».
Ce jeudi à 18h, la population est invitée sous le pont Berthier, à Serrières, au pied de l’ancienne fabrique Suchard, pour donner le coup d’envoi des festivités marquant les 200 ans de l’installation de la chocolaterie dans le vallon.
Le programme complet des festivités est à découvrir ici.









