Donner le choix aux citoyennes et aux citoyens de rejeter tous les candidats. C’est un des objectifs de Modernokratie. Le mouvement a annoncé mardi ses candidats au Conseil d’État neuchâtelois et au Conseil communal de la Ville de Neuchâtel. Jean-Luc Pieren du Parti fédéraliste européen renonce à se présenter.
Modernokratie a l’intention de jouer sa partition dans les futures élections complémentaires. Le mouvement politique présente des candidats à l’élection au Conseil d’État neuchâtelois ainsi qu’à celle du Conseil communal de la Ville de Neuchâtel. Il l’a annoncé mardi matin au Château de Neuchâtel. C’est Thomas Wroblevski qui participera au scrutin pour la succession de Laurent Favre à l’exécutif cantonal le 28 février. Désigné par tirage au sort, Fabio Esposito jouera le même rôle dans l’élection destinée à repourvoir le siège laissé vacant par Violaine Blétry-de Montmollin.
Comme toujours avec Modernokratie lors d’élections à des fonctions exécutives, le mouvement n’a ni programme, ni intention d’occuper ces fonctions. Si son candidat remporte le scrutin, il démissionnera. Il s’agit de militer pour le vote blanc. « Le but, c’est d’offrir un veto aux citoyens lors des élections », explique Thomas Wroblevski, qui rappelle qu’il joue ce rôle depuis 2014.
Thomas Wroblevski : « Je suis un candidat-fonction. »
Le but de cette démarche, « c’est que les choix de candidats pour les élections soient plus en adéquation avec la réalité du quotidien des gens », ajoute Thomas Wroblevski, qui note qu’un succès permettrait d’invalider toutes les candidatures proposées.
Thomas Wroblevski : « Il y a la possibilité avec cet outil de remettre en question l’élection elle-même. »
Modernokratie est représenté au sein du Conseil général de Neuchâtel. Son élu, qui siège comme indépendant, y porte les idées votées en ligne par les adhérents au mouvement.
Représentant du Parti fédéraliste européen, Jean-Luc Pieren a annoncé mardi qu’il ne se présenterait pas au Château. Il préfère soutenir la candidature de Thomas Wroblevski. Jean-Luc Pieren sera en revanche candidat au Conseil des États lors des élections fédérales 2027. /jhi









