La troisième et dernière étape des travaux de revitalisation de l’Areuse se déroule depuis le 24 août et durera jusqu’à la fin du mois d’octobre. L’objectif est de rendre les berges de la rivière plus naturelles et propices à la biodiversité.
La biodiversité retrouvera bientôt sa place à l’embouchure de l’Areuse. Après deux premières phases de travaux, en 2024 et 2025, la troisième et dernière étape prend forme depuis le 24 août dernier. La Pointe d’Areuse accueille donc des machines de chantier afin de voir ses berges retrouver un air plus naturel. Des coupes forestières, la démolition d’un mur en pierres et un remodelage du terrain sont notamment réalisés.
« On va excaver des matériaux pour retrouver des terrasses alluviales en contact avec la rivière », détaille Olivier Stauffer, responsable des projets de revitalisation à l’Office des cours d’eau et dangers naturels du canton de Neuchâtel. Des aménagements qui seront favorables à la végétation, aux oiseaux comme aux poissons.
Olivier Stauffer : « On abaisse le terrain naturel d’à peu près deux mètres. »
Depuis les corrections des eaux du Jura
Un mur de soutènement a notamment dû être retiré, ainsi que de nombreux aménagement en ferraille et en béton. Des emprises humaines sur la nature qui datent des corrections des eaux du Jura, alors que la priorité était la sécurisation des berges.
« Les travaux de revitalisation, c’est supprimer ce qui est stabilisation de rives », détaille Olivier Stauffer. Lors de la correction des eaux, « il y a eu une canalisation qui s’est faite pour assainir les terrains agricoles ». Aujourd’hui, la dynamique est inverse : laisser la nature reprendre ses droits.
« On se rend compte que certains secteurs, comme l’embouchure, sont de grande valeur écologique. »
Le niveau du terrain sera notamment abaissé de près de deux mètres, afin de permettre une meilleure transition entre la rivière et les berges. Lors des phases précédentes, une île aux oiseaux a également été aménagée et interdite d’accès, afin de laisser la faune et la flore sauvages se l’approprier. Avec succès, relève Olivier Stauffer, puisqu’un échassier rare, le petit gravelot, y a été observé. Les trois phases de revitalisation auront coûté près d’1,5 million de francs, dont 75% sont pris en charge par la Confédération. /bla









