L’été touche gentiment à sa fin et avec lui la lutte contre la végétation aquatique, qui a proliféré durant les fortes chaleurs. La faucardeuse, la machine pour couper et récolter ces plantes, finit sa saison dans quelques jours, avec un bilan positif.
La végétation aquatique représente un véritable défi pour les ports du lac de Neuchâtel. Entre ses bienfaits pour la faune piscicole et ses dangers pour la navigation, il faut la gérer correctement. Quand elle devient trop présente, on la coupe à l’aide d’une faucardeuse, sorte de grosse moissonneuse-batteuse aquatique. Le soleil omniprésent et la chaleur du lac ont bénéficié à la végétation, de quoi faire fonctionner cette faucardeuse tout l’été.
Auparavant gérée par le service de la voirie de la Ville de Neuchâtel, depuis cette année, c’est le responsable des ports au sein du Service de la protection et de la sécurité, Sébastien Audétat, qui en a la charge. Il tire un bilan positif de cette première saison, particulièrement chaude.
Sébastien Audétat : « On a les urgences, qui parfois demandent un déplacement assez rapide de la faucardeuse pour des zones qui ont vraiment proliféré. »
Les plantes récoltées représentent environ une à deux bennes de 10 mètres cubes par port, selon Sébastien Audétat, soit environ 20 tonnes de végétation à évacuer chaque été. Chaque commune membre de l’Association pour le faucardage des algues, qui regroupe dix communes neuchâteloises et cinq hors canton, organise ensuite le transport et l’élimination des plantes. Pour la Ville de Neuchâtel, un partenariat est conclu avec l’entreprise Vadec pour transformer ces plantes en déchets organiques. Toutefois, Sébastien Audétat envisage de travailler avec des agriculteurs, l’an prochain, pour mieux revaloriser cette matière première.
« Sur le côté sud, on a pas mal d’agriculteurs qui ont fait des demandes. »
La canicule de cet été n’a toutefois pas eu d’incidence particulière sur le fonctionnement de la faucardeuse. Si certains ports ont nécessité plusieurs passages, Sébastien Audétat n’est pas inquiet des années à venir, malgré le risque d’étés plus chauds, créant des conditions propices à la végétation aquatique.
« Probablement, dans ces prochaines années, on aura un peu plus d’interventions. »
La faucardeuse fonctionne depuis 2008 sur le lac de Neuchâtel. Et après une vingtaine d’années de bons et loyaux services, le responsable des ports envisage un remplacement de la machine d’ici cinq à dix ans. La dernière avait coûté la bagatelle de 380'000 francs à l’association intercommunale. /bla









