Comment gérer les œuvres d’art sur le domaine public ? La question se posera ce dimanche à La Chaux-de-Fonds, dans le cadre des Journées européennes du patrimoine. L’occasion de mettre en lumière la fragilité de ces objets et la nécessité de mettre en place un plan d’entretien coordonné.
Pas toujours simple de survivre dans l’espace public quand on est une œuvre d’art. La Chaux-de-Fonds en recense une cinquantaine sur son territoire : statues, sculptures et autres installations faites de pierre, de bronze, de bois, de métal ou de béton. Si les plus anciennes ont été installées à la toute fin du XIXe siècle, la plupart d’entre elles datent de l’entre-deux-guerres et des Trente Glorieuses. D’autres œuvres plus contemporaines sont venues s’ajouter à la collection communale au fil des décennies. Elles ont par exemple été « commandées par la Ville dans le cadre de la réalisation de collèges, pour embellir ces bâtiments », explique la déléguée à la valorisation du patrimoine de la ville.
Ce dimanche, dans le cadre des Journées européennes du patrimoine, Sylvie Pipoz emmènera le public à la rencontre de ces œuvres d’art. L’occasion d’aborder les enjeux de leur conservation et la nécessité de mettre en place un plan d’entretien coordonné.
Sylvie Pipoz : « L’art public est rattaché aux services de la Commune, sans qu’il y ait derrière tout un staff de conservation-restauration. »
Ces objets sont fragiles. Ils essuient les intempéries, subissent le gel et le dégel, vivent au milieu des gaz d’échappement. Autant d’éléments qui peuvent les mettre en péril.
L’exemple de la statue de Léon Perrin, au début de l’avenue Léopold-Robert :
« La bonne nouvelle, c’est que toutes les œuvres sur le domaine public de la Métropole horlogère sont dans un état qui permet de les conserver », assure Sylvie Pipoz. Le problème, poursuit-elle, « c’est que ça peut coûter parfois passablement cher ». La déléguée à la valorisation du patrimoine reconnaît que, depuis quelques années, il y a un déficit d’entretien et qu’il doit être rattrapé.
D’où l’importance de mettre en place un plan de conservation coordonné. Le projet est déjà en route. L’objectif, explique Sylvie Pipoz, « c’est de réussir à débloquer un montant assez élevé pour quelques années, pour faire des constats d’état et mettre en place un plan d’entretien et de monitoring ».
« On a eu une enveloppe assez réduite pour l’entretien des œuvres d’art et des fontaines dans l’espace public. »
« La Chaux-de-Fonds : heures et malheurs de l’art public », c’est ce dimanche dans la Métropole horlogère, dans le cadre des Journées européennes du patrimoine. /cwi









