Ozempic, Wegovy : les pharmaciens mettent en garde

Une piqûre pour maigrir. Les injections coupe-faim se démocratisent de plus en plus en Suisse ...
Ozempic, Wegovy : les pharmaciens mettent en garde

Une piqûre pour maigrir. Les injections coupe-faim se démocratisent de plus en plus en Suisse. Mais leur utilisation n’est pas sans risques et doit se faire avec certaines précautions.

Sylvain Bel, président de l’Ordre neuchâtelois des pharmaciens, met en garde contre les risques liés aux injections coupe-faim. Sylvain Bel, président de l’Ordre neuchâtelois des pharmaciens, met en garde contre les risques liés aux injections coupe-faim.

Maigrir sans efforts… Ou presque. Ces derniers temps, toutes les stars d’Hollywood semblent avoir fondu. En cause : des injections coupe-faim comme le Wegovy, l’Ozempic ou encore le Mounjaro. En Suisse, leur utilisation serait en hausse selon les statistiques fédérales. A l’origine, ces médicaments sont prescrits pour des personnes diabétiques ou obèses. Pourtant, ils se démocratisent de plus en plus. « Le risque c’est que des personnes veuillent se procurer ces médicaments dans des canaux qui ne sont pas légaux et, dans ce cas-là les commandent en ligne », explique Sylvain Bel. Le président de l’Ordre neuchâtelois des pharmaciens met en garde : « Quand on commande en ligne, il y a un fort risque de tomber sur des copies ou des falsifications ». Parfois les traitements peuvent même être remplacés par d’autres substances. « Il y a eu des cas avec de l’insuline où la personne a fait une hypoglycémie sévère », ajoute le spécialiste.

Sylvain Bel : « C’est pas de l’Ozempic ou du Wegovy qui est à l’intérieur mais autre chose. »

L’importance d’un traitement encadré

Sylvain Bel indique qu’il est essentiel de prendre certaines précautions avec ces médicaments. « Déjà ne pas commander en ligne, toujours en parler à son médecin traitant, aller dans les centres spécialisés », souligne-t-il. Et d’ajouter que, pour être remboursé, il faut forcément être pris en charge dans un centre spécialisé de l’obésité.

« Ce genre de traitements nécessite un suivi par une équipe pluridisciplinaire. »

Les effets secondaires de ces médicaments peuvent être nombreux, allant de simples nausées ou vomissements à des pancréatites. Raison pour laquelle le corps médical insiste sur le fait qu’il ne faut pas les utiliser sans suivi médical. /jta


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