La Neuveville : mesure thérapeutique pour l’homme qui a tué son père en 2024

Le prévenu avait mortellement poignardé son parent. Reconnu pénalement irresponsable au moment ...
La Neuveville : mesure thérapeutique pour l’homme qui a tué son père en 2024

Le prévenu avait mortellement poignardé son parent. Reconnu pénalement irresponsable au moment des faits en raison d’un état psychotique aigu, il devra suivre un traitement institutionnel, selon le verdict rendu par le Tribunal ce vendredi.

Depuis neuf mois, le prévenu entendait des voix qui lui intimaient de tuer son père. (Photo : illustration) Depuis neuf mois, le prévenu entendait des voix qui lui intimaient de tuer son père. (Photo : illustration)

Une mesure thérapeutique institutionnelle. C’est ce qu’a ordonné ce vendredi le Tribunal régional Jura bernois-Seeland pour le jeune homme qui a tué son père à La Neuveville.

Le drame se déroule fin octobre 2024. Une dispute éclate entre un père et sa fille. Son fils, alors âgé de 24 ans, s’interpose pour protéger sa petite sœur. Les violences étaient récurrentes au sein de la famille depuis plusieurs années, sur fond notamment de problèmes d’alcool du père.

De retour dans sa chambre, le jeune homme entend des voix qui lui ordonnent de tuer son père. Il les entend depuis environ neuf mois et tente jusqu’alors de les ignorer. Cette nuit-là, il n’y parvient plus. Il prend un poignard qui se trouve dans sa chambre, fait les cent pas, puis porte un coup mortel au cou de son père. Il appelle ensuite lui-même la police.


Pas conscient de ses actes

Une expertise psychiatrique réalisée en septembre 2025 conclut à une schizophrénie paranoïaque. Le jeune homme se trouvait alors dans un état psychotique aigu et n’était pas en mesure de comprendre le caractère illicite de son acte ni de décider librement. L’expert estime par ailleurs qu’un risque élevé de récidive existe et préconise un traitement institutionnel.

À l’audience ce vendredi, le jeune homme a reconnu les faits et exprimé clairement ses regrets. Le Ministère public et la défense se sont tous deux prononcés en faveur d’une mesure thérapeutique institutionnelle en milieu fermé.

Le Tribunal régional Jura bernois-Seeland a retenu que l’acte constituait bien un meurtre, mais que le prévenu était pénalement irresponsable au moment des faits. Il a donc ordonné une mesure thérapeutique institutionnelle, et recommande à l’autorité d’exécution un placement dans un établissement fermé pour permettre un traitement intensif durant plusieurs années.

Le jeune homme est déjà en exécution anticipée de cette mesure depuis janvier 2026. Selon le Tribunal, les premiers effets du traitement sont bénéfiques et ses symptômes ont diminué. /ddc


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