Le Centre Dürrenmatt Neuchâtel (CDN) propose dès vendredi soir et jusqu'au 13 décembre « Visions du futur» . Cette exposition cherche à montrer que l'intelligence artificielle était déjà présente dans l'œuvre de Friedrich Dürrenmatt.
Le Centre Dürrenmatt se penche sur notre rapport à l'avenir avec sa nouvelle exposition « Visions du futur » dès vendredi soir et jusqu'au 13 décembre. Elle met en lumière les réflexions de Friedrich Dürrenmatt autour de l’intelligence artificielle. « L'essor fulgurant de l’intelligence artificielle, la multiplication des guerres et des crises, la privatisation et la conquête spatiale sont toutes des thématiques qui traversent notre actualité, et qui sont aussi présentes dans l'oeuvre de Friedrich Dürrenmatt », a indiqué jeudi le CDN.
L'auteur bernois, qui a vécu de nombreuses années à Neuchâtel où se trouve désormais le musée en son nom, avait écrit en 1958 un poème « Cerveaux électroniques ». Il y pressentait, près de 70 ans avant l’heure, l’avènement de l’intelligence artificielle. « Ça nous donne des clés pour penser notre avenir », précise Gabriel Grossert, responsable du Centre Dürrenmatt.
Gabriel Grossert : « C’est essentiel que les musées s’emparent aussi de ces thématiques. »
Ces bouleversements sont aussi au cœur des trois récits d’anticipation qui structurent l’exposition. Dans « l'Entreprise de la Véga », en 1954, Friedrich Dürrenmatt explore la conquête spatiale. En 1981, la « Guerre dans l'hiver tibétain », annonce une Troisième Guerre mondiale et un monde réduit à la survie souterraine.
Dans le récit « L’Expérience », publié en 1992 à titre posthume, des intelligences artificielles ont pris le pouvoir et s’interrogent sur leur propre origine.
L'exposition, construite en quatre modules, questionne le visiteur: « Dans quel avenir voulons-nous vivre? Quelles dystopies, mais aussi quelles utopies pouvons-nous envisager? ». Elle se veut « un lieu qui ouvre des pistes d’exploration », ajoutent les responsables de l'institution.
Gabriel Grossert : « C’est une thématique actuelle. »
Sous l’impulsion du nouveau responsable du CDN Gabriel Grossert, de nouveaux formats d’événements interdisciplinaires nommés « Échos » voient le jour dans le cadre des expositions temporaires.
La Bâloise Esther Hunziker, pionnière de l'art des nouveaux médias en Suisse, la Zurichoise Zilla Leutenegger, dont le travail artistique s'articule autour de la lumière, de l'espace et du positionnement du sujet et la Polonaise établie à Berne Ernestyna Orlowska, qui travaille au carrefour des arts visuels, de la chorégraphie et de la performance, dialoguent avec l’œuvre de Dürrenmatt.
L’autrice Martina Clavadetscher, établie à Zoug, signe un texte littéraire inédit, conçu pour le projet. L'oeuvre « La Création » sera lue pendant le vernissage par la comédienne chaux-de-fonnière Garance La Fata. /ats-jta









