« Les Experts » : Le souffle et le silence au service des mots

Préparer une intervention, c’est souvent travailler ses mots, son contenu et ses arguments ...
« Les Experts » : Le souffle et le silence au service des mots

Préparer une intervention, c’est souvent travailler ses mots, son contenu et ses arguments. Pourtant, la respiration et les silences jouent eux aussi un rôle essentiel dans la manière dont un message est transmis. Gestion du stress, rythme, présence ou impact : Sandra Amodio, spécialiste de la prise de parole, rappelle l’importance de ces outils aussi simples que puissants.

Sandra Amodio, formatrice avec brevet fédéral, coach certifiée PCM et spécialiste de la prise de parole dans « La Matinale ». Sandra Amodio, formatrice avec brevet fédéral, coach certifiée PCM et spécialiste de la prise de parole dans « La Matinale ».

Le stress est l’un des premiers éléments susceptibles de perturber une prise de parole. Lorsque la pression monte, le souffle peut devenir plus rapide, plus haut et irrégulier, tandis que des tensions musculaires apparaissent, avec parfois cette fameuse sensation de boule dans la gorge. Pour Sandra Amodio, spécialiste de la parole chez exprimerie.ch travailler sa respiration permet justement d’agir sur cet état et de retrouver davantage de maîtrise. Une posture bien ancrée favorise notamment une respiration abdominale et un meilleur mouvement du diaphragme. En reprenant consciemment le contrôle de son souffle, l’orateur peut ainsi mieux gérer ses émotions, rester dans l’instant et gagner en précision dans sa prise de parole.

Mais respirer signifie aussi accepter de laisser de l’espace entre les mots. Face à un public — et même derrière un micro — quelques secondes de silence peuvent sembler interminables à celui qui parle. Pourtant, loin d’être un vide à combler, le silence permet de poser une idée, de donner du rythme au discours et de renforcer l’impact d’un message. Respiration et silence peuvent donc se travailler comme n’importe quel autre élément d’une prise de parole, sans pour autant devenir mécaniques. L’objectif reste de trouver le bon rythme pour éviter de se précipiter et laisser au public le temps de recevoir ce qui vient d’être dit.

Les conseils de notre experte, Sandra Amodio :

Finalement, une prise de parole efficace ne se mesure pas au nombre de mots prononcés à la minute. Respirer, ralentir et parfois ne rien dire pendant quelques secondes peut donner davantage de poids au message. Comme quoi, pour être mieux entendu, il faut aussi savoir se taire ! /rde


 

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