La haute montagne face à la chaleur

Le dérèglement climatique complique l’accès à la haute montagne. Le recul des glaciers, les ...
La haute montagne face à la chaleur

Le dérèglement climatique complique l’accès à la haute montagne. Le recul des glaciers, les éboulements et les conditions plus instables poussent les alpinistes à adapter leurs pratiques.

Pour Jean-Daniel Quidort, président de la section neuchâteloise du Club Alpin Suisse, l’alpinisme devra évoluer face au changement climatique. Pour Jean-Daniel Quidort, président de la section neuchâteloise du Club Alpin Suisse, les sports de montagne devront évoluer face au dérèglement climatique.

La chaleur de ces derniers mois rend la pratique de l’alpinisme plus dangereuse. Les glaciers reculent, de nouvelles crevasses apparaissent, et les chutes de pierres sont aussi de plus en plus fréquentes. En conséquence, certains itinéraires de haute montagne doivent être adaptés. Les impacts peuvent même aller jusqu’à la fermeture de certaines infrastructures. « On a dû interdire l’accès de notre cabane à Saleinaz car les éboulements ont rendu le chemin impraticable », déplore Jean-Daniel Quidort, président de la section neuchâteloise du Club Alpin Suisse.

Autre danger pour les alpinistes : les avalanches. Leur nombre a été particulièrement important cette année, en raison notamment d’un manque de gel en début de saison. « C’est censé être la première couche pour retenir la neige ». Celle-ci s’est donc moins bien consolidée, favorisant le déclenchement de nombreux départs d’avalanches.

Jean-Daniel Quidort : « Le problème, c'est ces grosses chaleurs. »

 

Des voies de plus en plus fragiles 

Les changements climatiques posent aussi la question de l’avenir de certaines courses. Les alpinistes pourraient devoir revoir leurs habitudes et leurs objectifs. Jean-Daniel Quidort anticipe ces évolutions : « Avec les glaciers qui se retirent, on va sûrement devoir trouver d’autres itinéraires pour monter sur les sommets ». Il souligne que certaines courses pourraient même devenir impossibles : « Peut-être qu’on ne pourra plus atteindre certains sommets parce que les chemins d’accès seront détruits ». Pour autant, pas question de parler de disparition de la discipline : « L’alpinisme va continuer à exister mais différemment. »

 

« Il faudra qu'on s'adapte. »

Vers un alpinisme plus responsable 

Face à ces changements, le Club Alpin Suisse cherche aussi à réduire son impact sur l’environnement. Les montées en hélicoptère sont limitées autant que possible. Les membres sont également sensibilisés à privilégier les transports publics pour se rendre en montagne. Et pour Jean-Daniel Quidort, la prudence reste essentielle. Il recommande de bien se renseigner sur les conditions avant chaque sortie. Et pour les sommets les plus difficiles, mieux vaut partir avec un chef de course formé ou un guide de montagne. /jta


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