Chasseral, lieu (trop) privilégié pour admirer l’éclipse

Les tenanciers ont envoyé une lettre ouverte aux autorités pour expliquer que l’éclipse du ...
Chasseral, lieu (trop) privilégié pour admirer l’éclipse

Les tenanciers ont envoyé une lettre ouverte aux autorités pour expliquer que l’éclipse du 12 août a drainé les foules vers le sommet, ce qui a causé plusieurs problèmes. Ils demandent que des mesures soient prises pour mieux réguler l’accès au sommet.

Beaucoup de monde a tenté de gagner Chasseral. (photo : archives) Beaucoup de monde a tenté de gagner Chasseral. (photo : archives)

Il y avait du monde, beaucoup de monde, au sommet du Chasseral pour admirer l’éclipse la semaine dernière. Cette situation n’était pas sans conséquences. Les responsables de l’hôtel-restaurant Chasseral dénoncent « un véritable chaos » qui s’est produit en raison du trafic routier ce jour-là. Ils ont donc envoyé une lettre ouverte à plusieurs instances régionales et cantonales pour demander des explications et des mesures.

Dans leur missive, ils expliquent que le parking au sommet était plein depuis 16h30 alors que, rappelons-le, l’éclipse ne commençait qu’environ trois heures plus tard. Les tenanciers affirment pourtant avoir anticipé la situation. Dès le matin du 12 août, ils ont pris contact avec la Police cantonale bernoise pour demander un appui dans la gestion de la circulation. Une démarche motivée, écrivent-ils, par le fait que la route d’accès au sommet appartient au Canton de Berne. Selon les auteurs de la lettre, les forces de l’ordre ne sont toutefois pas entrées en matière et leur ont conseillé de composer le 117 en cas de problème et de prendre contact avec l’Office des ponts et chaussées (OPC).


A qui de décider ?

Au-delà des événements du 12 août, la lettre ouverte pose surtout la question de la répartition des responsabilités. Qui doit agir pour éviter que le sommet ne se retrouve saturé ? Les tenanciers estiment que la gestion des accès dépasse le cadre communal et nécessite une réponse coordonnée à plusieurs niveaux.

Si l’OPC, sollicité, redirige directement vers la Police cantonale bernoise, cette dernière fournit quelques explications : elle confirme, tout d’abord, avoir été avertie en amont par les responsables de l’établissement. Elle a alors contacté à son tour la « commune compétente » pour lui transmettre ces éléments et clarifier les possibilités de mesures à prendre. Pour les forces de l’ordre, la gestion préventive du trafic est du ressort, en premier lieu, des autorités locales. Elles interviennent, elles, lorsque des « mesures policières » sont nécessaires.

Cette lecture de la répartition des tâches n’est toutefois pas partagée par la maire de Nods, commune sur laquelle est situé le sommet du Chasseral. Mary-Claude Bayard répond que, comme la route est cantonale, c’est à l’OPC d’agir.


Un problème connu

Reste désormais à trouver des solutions pour éviter qu’une telle situation ne se reproduise. La Police reconnaît que cet épisode a précisément montré les limites du dispositif en cas de trafic important et qu’il « apporte une expérience supplémentaire très concrète » face à la problématique, déjà connue, des fortes affluences au Chasseral. Elle confirme d’ailleurs que des échanges ont déjà eu lieu entre les acteurs concernés.

Un groupe de travail impliquant des acteurs régionaux a été constitué il y a une année environ pour plancher sur des solutions, confirme Mary-Claude Bayard de son côté. Car, comme le fait remarquer l’élue, la route n’est pas extensible, mais le trafic, lui, est toujours plus dense. La soirée du 12 août ne semble toutefois pas avoir provoqué de dégâts : la Police cantonale indique ne pas avoir connaissance, à l’heure actuelle, de dommages au paysage, aux pâturages ou aux infrastructures. /amo


 

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